Après le voyage de Macron à Kiev, est-ce la fin du procès en « russophilie » pour le chef de l'Etat ?

© AFP

Depuis le début de son premier mandat, les relations d’Emmanuel Macron avec certaines anciennes démocraties populaires (Pologne, Hongrie) et avec d’anciennes Républiques socialistes soviétiques (États baltes, Ukraine, Moldavie) ont été placées sous le signe de l’incompréhension, voire de tensions. De sorte qu’à l’est, le président français fait l’objet d’un procès paradoxal : même s’il a été à l’avant-garde des sanctions contre la Russie , il est souvent accusé de complaisance envers le régime de Vladimir Poutine . Il a même été taxé d’une « russophilie » coupable, aussi bien à Washington qu’à Londres, Varsovie ou Kiev, pour avoir continué à discuter avec le Kremlin, rappelé que des concessions mutuelles seront nécessaires pour sortir de la guerre et prévenu des conséquences d’une humiliation totale de la Russie.

Son récent déplacement à Bucarest, Chisinau puis Kiev marque-t-il un virage, une rectification ou même un aggiornamento de la politique française dans la zone, sous la pression de la guerre et de ses horreurs ? Rien n’est moins sûr, car la temporalité dans laquelle s’inscrit la France est de moyen terme et comprend l’après-guerre – et donc l’inévitable et difficile négociation future avec la Russie. Le désormais célèbre « voyage à Kiev » ne désarmera pas les procureurs et les réquisitoires.

Aggiornamento, revirement ou reniement ?

À l’est de l’Europe, le voyage à Kiev est apparu comme une inflexion nécessaire . Tous les éléments étaient en effet réunis pour soulign...


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