Après les "Uber files", ces taxis parisiens dénoncent la "complicité" d'Emmanuel Macron

UBER FILES - Un ministre de l’Économie devrait-il faire cela? Dimanche 10 juillet, Le Monde et un consortium de 42 médias internationaux ont révélé qu’Emmanuel Macron a œuvré, alors qu’il était locataire de Bercy entre 2014 et 2016, en faveur d’Uber et d’une dérégulation du marché des taxis en France.

Durant cette période, le ministre a tenu des rendez-vous avec des dirigeants de l’entreprise qui n’étaient pas inscrits à son agenda officiel et durant lesquels il menait une action opposée à celle du gouvernement, quant à lui plutôt hostile à une entreprise dans le viseur des services de la répression des fraudes.

Comme vous pouvez le voir dans notre reportage en tête d’article, nous avons interrogé des chauffeurs de taxis parisiens au lendemain de ces révélations.

Au micro du HuffPost, ils dénoncent une “trahison” et une “complicité” de l’ex-ministre. ”Ça ne me surprend plus du tout des politiques. ll ne faut pas s’étonner que les gens ne votent plus”, se désole Michel, chauffeur. “On était remontés à l’époque et là, ça confirme qu’il y avait une certaine complicité du gouvernement”, ajoute son confrère Ahmed, rencontré devant la Gare de l’Est.

Les chauffeurs battent aussi en brèche les arguments pro-Uber déclinés par Emmanuel Macron durant sa première campagne à la présidentielle, lui qui affirmait notamment à Mediapart que le service offrait des opportunités d’emplois aux jeunes de banlieue. “Les jeunes ont besoin aussi de sécurité. Je pense que c’était un peu un cadeau empoisonné”, conclut Franck.

À voir également sur Le HuffPost : “Tu es payé pour ça…” Des livreurs se révoltent contre le mépris et les violences

Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

LIRE AUSSI :

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles