Après la scission du NPA, Philippe Poutou veut bâtir un "parti plus large" et "plus ouvert"

Philippe Poutou le 7 avril 2022 à Toulouse. - Valentine CHAPUIS
Philippe Poutou le 7 avril 2022 à Toulouse. - Valentine CHAPUIS

Une scission et une recomposition? Philippe Poutou, ancien candidat à la présidentielle et figure historique du Nouveau parti anticapitaliste (NPA) appelle ce samedi dans Libération à reconstruire un mouvement "plus large et plus ouvert", après que le parti d'extrême gauche s'est divisé à l'issue de son cinquième Congrès mi-décembre.

"On veut reconstruire une gauche radicale. Il nous faut un parti plus large, plus ouvert", clame-t-il dans une interview au quotidien.

Il affirme notamment vouloir donner un nouvel élan pour un parti "qui se mêle de ce qui se passe dans la gauche antilibérale, du côté de La France insoumise notamment", avec laquelle il dit "se retrouver sur plein de sujets".

"Cela ne pouvait plus durer"

L'ex-candidat à la présidentielle revient sur l'annonce de la scission de son parti moins d'un mois plus tôt, assurant que la décision était devenue indispensable.

"La situation était intenable. En interne, la crise couvait depuis longtemps (...) Cela ne pouvait plus durer", affirme-t-il.

Selon lui, deux courants irréconciliables se faisaient face à l'intérieur du parti d'extrême gauche et s'opposaient entre autres sur "la question électorale" ou de "la guerre en Ukraine".

Pas de candidature pour 2027

Malgré ce projet politique, Philippe Poutou assure par ailleurs ne pas vouloir se présenter une nouvelle fois pour la présidentielle. "Ce ne serait pas raisonnable", estime-t-il, se disant favorable à une "candidature large" à gauche, afin d'éviter une dispersion des voix en 2027.

LFI prévoit de redescendre dans la rue le 21 janvier prochain contre la réforme des retraites, à laquelle Philippe Poutou compte participer.

Article original publié sur BFMTV.com