Après Sainte-Soline, Darmanin charge les élus présents à la manifestation

POLITIQUE - « Des scènes inacceptables et profondément choquantes » jugeait encore la Première ministre Élisabeth Borne ce mercredi 2 novembre. Les événements de Sainte-Soline ne cessent de faire réagir depuis ce week-end, où des heurts ont éclaté entre les forces de l’ordre et des manifestants. Ces derniers, présente malgré l’interdiction du rassemblement, protestaient contre la création d’immenses réservoirs d’eau à usage agricole.

Peu avant Elisabeth Borne, Gérald Darmanin y est aussi allé de son commentaire en dénonçant « les provocations de certains élus » présents à la manifestation interdite, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article. Le ministre de l’Intérieur s’exprimait dans le cadre de son audition par la commission des lois de l’Assemblée nationale.

« Un député doit respecter les règles »

Le week-end dernier, il avait accusé certains manifestants violents de pratiquer de « l’écoterrorisme ». Plusieurs députés de la NUPES l’ont interpellé, évoquant au passage les récits d’autres élus qui s’étaient plaints d’avoir été violentés par les forces de l’ordre. « Une élue de la République [...] frappée par les forces de police, un jeune homme victime d’un tir de LBD en plein visage, des dizaines de gardes à vue », a énuméré Thomas Portes. « Allez-vous revoir la stratégie du maintien de l’ordre ? » a interrogé le député LFI.

« Pour être respecté, il faut être respectable et respecter toutes les règles de la République, » a rétorqué l’intéressé. Gérald Darmanin a fait valoir qu’un « député, ce n’est pas une immunité vivante, il doit respecter toutes les règles de la République ». « Tous les députés et les sénateurs ne sont pas au-dessus des lois de la République et les députés de la NUPES, ne sont pas au-dessus des lois de tous les députés ».

Le ministre de l’Intérieur a également « regretté » que les députés NUPES « n’aient pas [eu] un mot » pour les membres des forces de l’ordre blessés. « Vous étiez manifestement du côté de ceux qui ont attaqué les gendarmes à coups de pierres de 15 centimètres », des gendarmes « qui ont eu des mâchoires écrasées », a-t-il accusé.

« Nous avons une pensée pour à la fois les victimes de la répression policière et pour les policiers qui s’y sont livrés, » a défendu Jean-François Coulomme. « Car nous sommes conscients que c’est pour répondre à des ordres venus d’en haut » a rétorqué le député LFI.

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