Après le retour du jeu « Antifa », Louis Aliot appelle à boycotter la Fnac

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POLITIQUE - Le groupe au 3,4  milliards d’euros de chiffres d’affaires au premier semestre 2022 s’en relèvera-t-il ? Ce mercredi 30 novembre, le maire de Perpignan et candidat malheureux à la présidence du Rassemblement national Louis Aliot a annoncé qu’il boudera dorénavant les rayons de la Fnac.

La raison ? La remise en vente par l’enseigne du jeu de société « Antifa », un temps retiré sous la pression de l’extrême droite qui hurlait au scandale (sur des bases falacieuses).

Une décision qui avait provoqué un tollé, et un retour de flammes assez embarassant pour ses détracteurs, puisque celui-ci s’est retrouvé en rupture de stocks dans les heures qui ont suivi.

« J’invite le consommateur à être responsable et à ne plus fréquenter un certain nombre d’enseignes qui distribuent ce jeu », a déclaré sur BFM TV l’édile catalan, qui assure qu’il boycottera l’enseigne « tant que ce jeu sera dans les rayons ».

« Et pourtant je suis un client de la Fnac » , a insisté Louis Aliot, suspectant « les syndicats à l’intérieur de la Fnac » d’être à l’origine de ce retour.

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Le maire de Perpignan n’est pas la seule personnalité politique à s’indigner de cette remise en vente. Sur Twitter, le candidat à la présidence des Républicains, Éric Ciotti, a également exprimé son mécontentement, voyant dans ce jeu «une apologie dangereuse de ces groupuscules ultra violents et une provocation pour nos forces de l’ordre ». Rien que ça.

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Or, dans un communiqué publié mardi soir, le groupe a jugé après une analyse « en profondeur » de son contenu que le jeu « Antifa » ne « comportait rien de nature à justifier un refus de le commercialiser ». Ce qui a donc conduit la Fnac à le remettre à la vente, au grand dam de ceux qui, à droite et à l’extrême droite, réclamaient sa censure.

Reste à savoir si Louis Aliot ira au bout de sa logique de boycott, en exigeant le retrait de ses ouvrages du catalogue de l’enseigne.

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