Après le retard des annonces de Macron, les gilets jaunes s'impatientent

De nombreux appels à manifester sont partagés sur les réseaux sociaux pour le 23e samedi de mobilisation des gilets jaunes, baptisé "ultimatum 2".

Après cinq mois de contestation, certains gilets jaunes espéraient enfin être entendus par l'exécutif. Ils l'ont peut-être été, mais il faudra patienter pour le savoir, après le report des annonces d'Emmanuel Macron à la suite de l'incendie survenu à la cathédrale de Notre-Dame de Paris. Un retard qui fait grincer des dents au sein des manifestants.

"Revenir à la réalité"

Sur notre antenne, l'une des figures historiques du mouvement, Ingrid Levavasseur, fait part d'une "colère naissante qui monte" et "d'une boule au ventre en train d'enfler" dans les rangs des gilets jaunes:

"Lorsque l'incendie a pris à Notre-Dame de Paris, il était censé expliquer les nouvelles réformes aux Français. Je comprends et je compatis à cette douleur (...), j'aimerais juste qu'on revienne à la réalité", déclare-t-elle.

L'aide-soignante souhaite "qu'on approfondisse les choses", notamment sur les services publics, en citant l'exemple des "fermetures de maternité". Elle veut également qu'Emmanuel Macron précise sa position sur les fermetures de classes: "Des suppressions de classes sont déjà prévues en septembre. Vont-elles être annulées? Comment ça va se passer?", s'interroge-t-elle à notre micro. 

Se servir d'un événement dramatique

Un scepticisme partagé par des gilets jaunes sur les ronds points, par exemple en Seine-Maritime, où plusieurs d'entre eux se sont confiés à RMC.

"C'est pas le moment...

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