Après la reprise de Kherson, «c’est le moment pour chacun de mesurer l’état de ses forces»

REUTERS - VALENTYN OGIRENKO

Après le retrait de Kherson, la Russie a prévenu qu’elle ne renoncerait pas à ce territoire dont elle a décrété l'annexion. Pour autant, elle adopte actuellement une posture défensive, dont le but principal est de protéger la Crimée.

Même si Kherson reste à portée de tir des militaires russes, ces derniers ne pourront pas refranchir le Dniepr. Actuellement retranchée de l’autre côté du fleuve depuis la fuite de Kherson, l’armée russe cherche à empêcher une nouvelle offensive ukrainienne et à défendre la Crimée, annexée par la Russie en 2014. « Dans la stratégie du général russe, il s’agit de protéger essentiellement la Crimée. Donc il a installé des lignes défensives le long du Dniepr et les lignes défensives au nord de la Crimée, qui existaient auparavant, ont été renforcées », explique le général Dominique Trinquand, expert militaire et ancien chef de la mission militaire française auprès de l’ONU.

Un choix logique, estime-t-il, « parce qu’il y a peu de chance que les Ukrainiens soient capables de franchir le Dniepr de manière offensive là où les Russes l’ont franchi de façon rétrograde ».

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