Après quatre ans de doutes sur son organisation, le 18e Sommet de la Francophonie s’ouvre en Tunisie

LUDOVIC MARIN / AFP

J-1 avant le coup d’envoi du 18e Sommet de la Francophonie. L’événement, qui se tient samedi 19 et dimanche 20 novembre, à Djerba en Tunisie, réunira les chefs d’État et de gouvernement des pays membres de l’OIF, l’Organisation internationale de la Francophonie. Il marquera, entre autres, le début de la présidence tunisienne de l’organisation. Mais jusqu’à très récemment, la tenue de l’événement restait incertaine.

Il aura fallu quatre ans pour que la tenue de ce sommet se concrétise, rapporte notre envoyée spéciale à Djerba, Clémentine Pawlotsky. Initialement prévue en 2020, cette 18e édition est reportée une première fois en raison de la pandémie de Covid-19.

Un an plus tard, en 2021, la Tunisie est en proie à des manifestations. Une partie de la population s’oppose au renforcement des pouvoirs du président Kais Saied. Un climat de tensions qui pousse les États membres de la Francophonie à reporter une nouvelle fois l’événement, officiellement pour permettre à la Tunisie de l’organiser dans « les conditions les plus optimales ».

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Dans les mois qui suivent, la presse révèle que certains pays, comme le Canada, s’interrogent : faut-il maintenir ou non l’organisation de ce sommet en Tunisie ? Aucun État membre ne saisira finalement le secrétariat général de l’OIF pour s’y opposer. Il faudra néanmoins attendre septembre pour que l’organisation confirme la tenue du sommet, et que tout doute soit définitivement levé.


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