A la Une: après les «Pandora Papers», le président chilien menacé de destitution

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Après les révélations des « Pandora Papers », les partis d’opposition au Chili ont lancé une « accusation constitutionnelle ». Cette procédure vise à établir la responsabilité des hauts fonctionnaires. En cas de succès, elle peut conduire à la destitution du président. Selon le quotidien El Dia, l’opposition veut présenter sa démarche la semaine prochaine à la Chambre basse et aimerait qu’elle soit votée avant le 21 novembre, date du premier tour de l’élection présidentielle à laquelle Sebastian Piñera ne peut plus se représenter.

Le chef de l’État chilien se trouve dans la tourmente après la publication des Pandora Papers. « En cause, rappelle El Mostrador, la vente en 2010 de la compagnie minière Dominga via une société détenue par les enfants de Sebastian Piñera pour 152 millions de dollars ». Une grande partie de l’opération a été réalisée dans les Iles Vierges britanniques. « Les explications du président qui nie tout conflit d’intérêts n’ont convaincu personne », conclut le quotidien.

États-Unis : bras de fer au Congrès se poursuit sur le plafond de la dette

Le temps presse aux États-Unis : il ne reste plus que 12 jours aux élus du Congrès pour relever le plafond de la dette. Si démocrates et républicains n’arrivent pas à un accord, les États-Unis pourraient se retrouver en défaut de paiement pour la première fois de leur histoire.

La question est toujours dans l’impasse au Sénat où les républicains possèdent une minorité le blocage. Ils refusent de voter le relèvement de la dette parce qu’ils estiment que cela reviendrait à laisser le champ libre aux plans colossaux d’investissements voulus par Joe Biden. Hier, le chef des sénateurs démocrates, Chuck Schumer, est monté au créneau, accusant les républicains d’« avoir fabriqué une crise qui menace de replonger l’économie américaine dans la récession ».

Une position qui est rejetée aujourd’hui par le quotidien conservateur Wall Street Journal : « Personne n’empêche les démocrates de faire leur travail. Les démocrates peuvent adopter tout ce qu’ils veulent », estime l’éditorialiste qui accuse l’équipe de Joe Biden de « chercher une couverture politique de la part des républicains afin de ne pas devoir endosser seule les choix politiques impopulaires ».

Pour le journal USA Today, la responsabilité du bras de fer en cours est, au contraire, partagée : « Chaque parti tente de forcer la main à l’autre. Ce qui est d’autant plus ridicule que les républicains tout comme les démocrates sont d’accord pour relever le plafond de la dette. La seule question qui se pose est de savoir comment faire passer cette loi au Congrès ».

Ce qui conduit l’un des éditorialistes du Washington Post à s’exclamer : « Ne vous contentez pas d’augmenter le plafond de la dette, éliminez-le ! Cette étrange bizarrerie du processus budgétaire américain ne sert à rien, si ce n’est, de temps en temps, de laisser l’un ou l’autre parti chercher un avantage politique en menaçant de plonger le système financier dans le chaos », souligne le quotidien qui poursuit : « Il n’y a jamais de bon moment pour flirter avec une crise financière, mais en pleine pandémie et avec une reprise économique encore plus que timide, le moment est cette fois-ci particulièrement mal choisi ».

Venezuela : scandale d’abus sexuels dans le foot féminin

Les joueuses vénézuéliennes de football féminin dénoncent les abus sexuels de leur ancien sélectionneur, le Panaméen Kenneth Zseremeta. « Cela peut paraître fou, mais pour nous c’était devenu normal que notre coach nous interroge sur notre vie sexuelle et la commente ». C’est un extrait du texte, publié sur Twitter par Deyna Castellanos, considérée comme l’une des meilleures joueuses de foot féminin au monde. Le texte est signé par 24 de ses anciennes coéquipières de la sélection féminine vénézuélienne. « Nous étions encore mineures », poursuivent les joueuses. « Le harcèlement sexuel et psychique de la part de Kenneth Zseremeta a été quotidien. L’une de nous nous a révélé l’an dernier qu’elle avait été agressée sexuellement par ce monstre dès l’âge de 14 ans. Les abus se sont poursuivis pendant de nombreuses années ».

Les joueuses affirment par ailleurs que les agissements de Kenneth Zseremeta étaient connus du reste de l’équipe encadrante. « Les jeunes femmes pointent notamment du doigt Williams Pino, l’assistant technique du sélectionneur », rapporte Tal Cual. Selon le site internet Efecto Cocuyo, après les révélations des joueuses, le procureur de la République, Tarek William Saab, a ouvert une enquête contre Kenneth Zseremeta, mais aussi contre Williams Pino. El Universal rappelle aujourd’hui que le sélectionneur a été licencié en 2017 pour avoir dénoncé la grave malnutrition de ses joueuses en raison des pénuries alimentaires.

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