Après Nice, «la menace est partout» contre les Français de l'étranger, prévient Le Drian

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Le ministre français des Affaires étrangères a appelé les ressortissants français vivant à l'étranger à la prudence au lendemain de l'attentat de Nice, estimant que la menace contre les intérêts français était « partout ».

Au sortir du Conseil défense autour d'Emmanuel Macron, vendredi, le chef de la diplomatie française a voulu alerter tous les Français hors du territoire national. « Le message d'urgence attentat [plus haut niveau du plan de sécurité "vigipirate", ndlr] a été envoyé [jeudi] soir à l'ensemble de nos ressortissants à l'étranger, quels que soient les lieux, puisque la menace est partout. »

Des manifestations anti-françaises et des appels au boycott des produits français se sont multipliés depuis le week-end dernier dans le monde musulman pour dénoncer le soutien apporté par le président Emmanuel Macron à la liberté de caricaturer. Après l'attaque d'un vigile du consulat de France à Djeddah en Arabie saoudite, annoncée jeudi, des heurts ont éclaté vendredi à Beyrouth, à proximité de la résidence de l'ambassade de France.

De la haine virtuelle à la violence réelle

« On passe vite de la haine virtuelle à la violence réelle, et nous avons décidé de prendre toutes les mesures pour assurer la sécurité de nos intérêts, de nos ressortissants », a poursuivi Jean-Yves Le Drian, précisant que des instructions avaient été données aux ambassadeurs « pour qu'ils renforcent les dispositifs de sécurité » autour des présences françaises dans le monde (ambassades, consulats mais aussi Alliances françaises ou établissements scolaires).

Quelques semaines après l'assassinat de l'enseignant Samuel Paty, décapité pour avoir montré à ses élèves des caricatures du prophète Mahomet dans le cadre d'un cours sur la liberté d'expression, le ministre des Affaires étrangères a évoqué une vigilance toute particulière autour des écoles. « Nous avons aussi pris la décision de n'autoriser les ouvertures d'établissements scolaires qu'à partir du moment où la vigilance aura été accrue et une attention aura été portée à l'égard à la fois des parents, des enseignants et des élèves », a expliqué Jean-Yves Le Drian, relevant que ces mesures étaient prises « en relation avec les autorités locales qui, d'une manière générale, nous apportent leur concours ».

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