Après la mise en examen d’Éric Gandon, cette ministre alerte contre les « charlatans »

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RAPHAEL LAFARGUE / AFP

POLITIQUE - Principe de précaution. Ce vendredi 13 janvier, Sonia Backès, la secrétaire d’État en charge de la Citoyenneté auprès du ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, a réagi à la mise en examen du naturopathe Éric Gandon pour homicide involontaire, abus de faiblesse, mise en danger de la vie d’autrui et exercice illégal des professions de médecin et pharmacien.

Le praticien et son fils sont effectivement mis en cause après des décès survenus à la suite de jeûnes prolongés qu’ils avaient organisés lors de « cures hydriques », a annoncé le parquet de Tours jeudi 12 janvier. L’occasion pour la ministre de rappeler que ces pratiques dites « alternatives » comportent de nombreux risques, sanitaires comme financiers.

Des « assises des dérives sectaires » au printemps

« Ce dramatique événement rappelle les dangers auxquels s’exposent les individus qui décident, de gré ou non, d’abandonner les soins prodigués par la médecine traditionnelle pour leur préférer uniquement ceux délivrés par des charlatans », peut-on lire dans un communiqué dénonçant les « nouveaux gourous » qui « profitent de la vulnérabilité des personnes fragiles ».

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« Conscient de l’ampleur du phénomène, le ministère de l’Intérieur organisera, au printemps, les premières assises des dérives sectaires », poursuit le texte ministériel, précisant que l’enjeu sera « de mieux sensibiliser l’opinion publique » et d’adapter l’arsenal juridique pour faire face au phénomène.

« Si je comprends le désarroi que certains peuvent ressentir face à leur situation médicale, il est essentiel qu’ils n’abandonnent pas les soins traditionnels, seuls à pouvoir les guérir », affirme encore Sonia Backès. Et d’appeler pour conclure les médias et les plateformes numériques « à faire preuve de la plus grande responsabilité » face au développement de ces pratiques dangereuses.

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