Après la mise en cause de Bayou par Rousseau, EELV assure "continuer son travail d'enquête"

Julien Bayou, de Europe Ecologie Les Verts, à la conférence de presse de la Nupes, à Paris, le 19 mai 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP
Julien Bayou, de Europe Ecologie Les Verts, à la conférence de presse de la Nupes, à Paris, le 19 mai 2022 - Thomas SAMSON © 2019 AFP

Après Adrien Quatennens, c'est au tour de Julien Bayou de se retrouver dans la tourmente. Sandrine Rousseau a révélé ce lundi qu'elle avait reçu l'ex-campagne du député écologiste qui accuse l'élu de violences. L'ancienne candidate à la primaire écologiste a évoqué en direct sur France 5 des "comportements qui sont de nature à briser la santé morale des femmes".

"La cellule d’enquête et de sanction sur le harcèlement et les violences sexuelles et sexistes d’Europe-Écologie Les Verts a été saisie au mois de juillet 2022 pour un signalement concernant Julien Bayou", affirme le parti dans un communiqué de presse.

"La cellule doit continuer son travail en toute indépendance"

Le mouvement avait été mis nommément en cause par un tweet de l'association féministe Nous Toutes qui se demandait pourquoi "aucune mesure" contre Julien Bayou "ne (semblait) avoir été prise".

"Hier, plusieurs personnes se sont publiquement inquiétées de la lenteur de l’enquête et d’une possible influence politique sur cette cellule", leur répond le texte, avant d'assurer que "la cellule doit continuer son travail en toute indépendance et sérénité".

"EELV suivra les recommandations de la cellule"

Sandrine Rousseau a également raconté avoir "reçu longuement" chez elle une ex-compagne "très déprimée" de Julien Bayou. L'éco-féministe a assuré qu'"elles sont manifestement plusieurs" à être concernées par ces comportements, évoquant une "enquête journalistique en cours".

"Lorsque (des conclusions) seront portées à sa connaissance, EELV suivra les recommandations de la cellule", assure enfin le parti.

Le groupe écologiste a consacré une partie de sa réunion de rentée à l'Assemblée nationale à huis clos pour évoquer le cas du député. Sandra Regol, la numéro 2 du parti, a expliqué à l'AFP que Julien Bayou observait une période de mise en retrait des médias en attendant les conclusions de la cellule interne avant les propos de Sandrine Rousseau.

Article original publié sur BFMTV.com