Après le meurtre de Samuel Paty, Jean-Michel Blanquer promet un "cadrage clair"

·2 min de lecture

Le ministre de l'Education a déclaré que la journée du 2 novembre 2020 sera consacrée pour définir un "cadrage clair" pour répondre à l'inquiétude des enseignants après l'assasinat de Samuel Paty.

Jean-Michel Blanquer assure dans le JDD qu'il y aura un "cadrage clair" pour répondre à l'inquiétude des enseignants sur la rentrée du 2 novembre et le discours à tenir aux élèves sur l'assassinat sauvage de leur collègue Samuel Paty. "Les organisations syndicales (...) m’ont demandé un cadrage clair et précis pour ne laisser aucun enseignant dans le flou. Ce cadre, nous allons le construire ensemble pour le jour de la rentrée, mais aussi dans la durée, dans le sens d’un renforcement des valeurs de la République", assure le ministre de l'Education dans un entretien au Journal du dimanche.

Selon M. Blanquer, la journée du 2 novembre dans le secondaire se décomposera en "trois temps". Une première phase permettra aux enseignants de se préparer, "ce qui décalera un peu l’horaire de rentrée des élèves"; un deuxième temps, avec les élèves, sera dédié à la réaffirmation des "principes de l’école et de la République" ; et une troisième étape réunira, dans la cour, élèves, professeurs et "partenaires de l’école" pour une minute de silence et la lecture de la "Lettre aux instituteurs et institutrices" de Jean Jaurès.

A l’école primaire, il y aura aussi "un temps pédagogique", dont les modalités doivent être discutées avec les syndicats, et une minute de silence à l’école élémentaire, a ajouté M. Blanquer, évoquant un simple "temps calme" en maternelle.

"Le problème vient aussi parfois des familles"

Le ministre a par ailleurs assuré que "tous les problèmes liés à la laïcité et à la violence" devaient à l'avenir être signalés et a formé le souhait que la mort de Samuel Paty permette "une prise de conscience collective". "Le problème vient aussi parfois des familles. Il faut donc retrouver cette règle d’airain : les parents ne se(...)


Lire la suite sur Paris Match