Après le meurtre de Lola, ses parents annoncent une fondation

Une femme prend en photo le portrait de Lola lors de la marche en hommage à la jeune fille dans le 19e arrondissement de Paris, le 16 novembre 2022, où le corps brutalisé de la victime, identifiée seulement comme « Lola » par la loi française, a été retrouvé dans une boîte en plastique après avoir disparu dans le nord-est de Paris le 14 octobre. - Les parents de Lola ont redemandé « expressément aux médias ou aux particuliers de garder la distance nécessaire pour que cet hommage soit digne et à la hauteur de notre douleur et du choc qu’ont subi les camarades de Lola », après que le meurtre a choqué la France et a également déclenché une âpre polémique politique, une Algérienne déjà visée par un arrêté d’expulsion étant accusée du meurtre. (Photo de Bertrand GUAY / AFP)
BERTRAND GUAY / AFP Une femme prend en photo le portrait de Lola lors de la marche en hommage à la jeune fille dans le 19e arrondissement de Paris, le 16 novembre 2022, où le corps brutalisé de la victime, identifiée seulement comme « Lola » par la loi française, a été retrouvé dans une boîte en plastique après avoir disparu dans le nord-est de Paris le 14 octobre. - Les parents de Lola ont redemandé « expressément aux médias ou aux particuliers de garder la distance nécessaire pour que cet hommage soit digne et à la hauteur de notre douleur et du choc qu’ont subi les camarades de Lola », après que le meurtre a choqué la France et a également déclenché une âpre polémique politique, une Algérienne déjà visée par un arrêté d’expulsion étant accusée du meurtre. (Photo de Bertrand GUAY / AFP)

COMMÉMORATION - « Pour que le meurtre de Lola ne soit pas que douleur mais aussi un espoir ». En marge d’une marche organisée ce mercredi 16 novembre après-midi à Paris pour un hommage « digne » à Lola, tuée dans des circonstances tragiques mi-octobre, sa mère a annoncé la création d’une fondation dédiée aux enfants victimes de violence.

La mère de la jeune fille de 12 ans, Delphine, a précisé que cette structure serait financée par Michael Bloomberg, l’entrepreneur et ancien maire de New York. Ce dernier « s’est engagé à soutenir financièrement notre famille. La somme promise sera affectée à cette fondation », a annoncé la mère de Lola sans mentionner le montant alloué.

« Le temps de la reconstruction sera long, avec toujours des interrogations, a ajouté la mère endeuillée. Vivre avec et sans Lola, comprendre l’incompréhensible, c’est la situation dans laquelle nous sommes après le tsunami psychologique qui nous a frappés le 14 octobre ».

Un mois après le meurtre de cette enfant, la famille, les proches et les camarades de collège de Lola se sont réunis pour une marche dans le 19e arrondissement, en marquant un arrêt devant la résidence où Lola vivait avec sa famille et où elle a été tuée après être rentrée de l’école. Le cortège poursuivra sa route jusqu’à la mairie du XIXe, devant laquelle les parents de Lola diront quelques mots, comme ils l’ont indiqué mardi dans un communiqué.

« Cet hommage souhaité par les élèves, les parents et les habitants sera l’occasion de montrer à la famille de Lola que nous sommes unis à leurs côtés », peut-on lire sur de sobres affiches rédigées par les parents d’élèves du collège Georges-Brassens où était scolarisée l’adolescente et placardée sur les vitrines des commerces environnants.

Pas de récupération politique

Au 119 rue Manin, il n’y a plus ni fleurs ni peluches. Seule une petite mosaïque rose représentant le visage de Lola et apposée sur un mur en hauteur honore à jamais la mémoire de la jeune fille, enterrée le 24 octobre à Lillers (Pas-de-Calais). Le cortège se recueillera à cet endroit avec de la musique. Puis, l’hommage, que les parents ne souhaitent pas appeler « marche blanche », se poursuivra jusqu’à la mairie.

Les parents de Lola ont demandé à nouveau « expressément aux médias ou aux particuliers de garder la distance nécessaire pour que cet hommage soit digne et à la hauteur de notre douleur et du choc qu’ont subi les camarades de Lola ». Quelques jours après la découverte de son corps, des centaines de personnes s’étaient réunies à Paris autour d’Éric Zemmour, tandis que les députés du RN avaient observé une minute de silence.

Lola a été violentée, asphyxiée et retrouvée le 14 octobre dans une malle. La suspecte, Dahbia B., a été mise en examen pour meurtre et viol aggravé puis placée en détention provisoire. Cette Algérienne était sous le coup d’une obligation de quitter le territoire français (OQTF), ce qui a suscité de virulentes critiques à droite et à l’extrême droite.

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