Après #MeToo, les femmes de la musique font entendre leur voix

Clément Vaillant
Au Marché international de la musique à Cannes, Le HuffPost s'est intéressé à la place des femmes dans ce milieu encore très masculin.

MUSIQUE - Près de deux ans après le début du mouvement #MeToo, les femmes de l’industrie musicale tentent de se faire une place aussi bien sur le devant de la scène qu’en coulisses. Des initiatives se multiplient pour leur permettre d’évoluer dans un milieu encore très masculin, comme le montre notre reportage vidéo en tête d’article, à la rencontre de professionnels de la musique.

En 2017, l’affaire Harvey Weinstein avait secoué le monde du cinéma. Dans son sillage, des milliers de femmes à travers le monde, issues de différents secteurs, avaient pris la parole pour dénoncer des faits de harcèlement. Le secteur de la musique n’a pas été épargné par la vague #MeToo, bien que moins médiatisé que l’industrie du cinéma. “On en entend plus parler dans les secteurs de l’audiovisuel et du cinéma car c’est là que les premières histoires ont éclaté dans les médias, mais des histoires semblables je peux en entendre au quotidien”, confie Neeta Ragoowansi de l’organisation Women In Music

Ce mouvement fondé en 1985 aux États-Unis, aujourd’hui présent sur tous les continents, a pour but de promouvoir l’égalité et la diversité dans le secteur de la musique. Depuis la libération de la parole, Women In Music tente de conseiller les femmes victimes de harcèlement. Début 2018, le collectif a mis en ligne un guide pour aider les femmes qui n’osent pas témoigner.

Garder le silence pour “ne pas nuire à l’image de l’artiste”

Découragées par leurs proches, certaines victimes gardent toutefois le silence. Témoigner c’est risquer de “faire des vagues” et donc de diviser son public comme l’explique Neeta Ragoowansi :

“Nous entendons des histoires - qui sont bien réelles - à propos d’artistes qui sont battues par leurs maris, leurs petits amis, leurs proches ou un membre de leur entourage. Mais les familles, leurs agents et leurs avocats leur disent de ne surtout pas parler pour ne pas risquer de perdre des fans.Dans certains pays, même si l’on croit la personne qui raconte, les fans et la...

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