Après l'intrusion d'antipass dans l'hémicycle régional de la Guadeloupe, l'État prône la fermeté

·2 min de lecture
Capture d'image tirée d'une vidéo de l'AFPTV montrant des personnes en train de manifester en pleine séance du Conseil régional de la Guadeloupe, le 23 décembre 2021 - Benedicte JOURDIER © 2019 AFP
Capture d'image tirée d'une vidéo de l'AFPTV montrant des personnes en train de manifester en pleine séance du Conseil régional de la Guadeloupe, le 23 décembre 2021 - Benedicte JOURDIER © 2019 AFP

876450610001_6288442428001

Le gouvernement a fermé la porte à toute négociation qui viserait à "abroger une loi de la République" au lendemain du coup d'éclat de manifestants antipass sanitaire qui ont envahi l'hémicycle du Conseil régional de la Guadeloupe, où certains ont passé la nuit.
Cette intrusion à la fin d'une séance plénière du Conseil régional, a été qualifiée par l'exécutif régional d'acte d'une "violence inédite", et illustre une contestation qui dure depuis plusieurs semaines dans l'archipel.

Les manifestants espèrent l'arrêt des suspensions pour les soignants non-vaccinés

Les manifestants -un collectif d'organisations, notamment syndicales et citoyennes,très revendicatif- doivent décider vendredi de la suite à donner au mouvement.

Les manifestants demandent que l'État se joigne à la table des négociations, interrompues depuis deux semaines, pour discuter des problématiques à l'origine de la crise sociale en Guadeloupe, avec en tout premier lieu l'obligation vaccinale.
Ils veulent notamment obtenir "l'arrêt de toutes les sanctions et suspensions de rémunérations prises contre des milliers de salariés du public et du privé" refusant de se faire vacciner, a indiqué le collectif de manifestants dans un communiqué.

"Aucune marge de négociation"

Le ministère, qui suit de près les événements et est en contact avec le président de la région Ary Chalus, un proche d'Emmanuel Macron, qui s'est entretenu avec lui au téléphone, a précisé que le président et les conseillers régionaux avaient pu quitter le bâtiment du Conseil régional dans la nuit.
Si "l'État est présent pour trouver des solutions sur son champ de compétence, comme il le fait avec les maires sur la jeunesse", il n'y a "aucune marge de négociation pour abroger une loi de la République votée par le Parlement", en l'occurrence celle obligeant les personnels de santé et pompiers à être vaccinés pour travailler. Pas question non plus pour le ministère d'une amnistie pour ceux qui auraient commis des violences sur les forces de l'ordre, dans le cadre de la crise sociale qui secoue l'archipel depuis début novembre.

Une intrusion condamnée unanimement

Le Conseil régional "est devenu la maison du peuple", a déclaré jeudi soir à la presse locale Gaby Clavier, syndicaliste de la branche santé du syndicat UGTG, après une réunion avec le président de la région Ary Chalus, qui avait accepté de recevoir une délégation de 10 manifestants. "Le président s'est engagé à nous obtenir une réunion avec les parlementaires, mardi", a affirmé à l'AFP Jocelyn Zou, syndicaliste FO et pompier. Ary Chalus "peut négocier sur les compétences qui sont les siennes", mais ne peut pas engager l'exécutf, a précisé le ministère. Cette intrusion a été condamnée par l'ensemble de la classe politique de Guadeloupe, et par des responsables politiques de l'Hexagone.

Article original publié sur BFMTV.com

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles