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Après l'attentat de Moscou, Poutine admet une attaque "islamiste" mais accuse toujours l'Ukraine

Pour la première fois depuis l'attaque, Vladimir Poutine a imputé lundi l'attentat de Moscou à des "islamistes radicaux", tout en disant se préoccuper principalement d'en connaître les commanditaires et bénéficiaires, et en liant la tragédie aux "attaques contre la Russie" du régime ukrainien et de ses alliés.

Vladimir Poutine a reconnu pour la première, lundi 25 mars, fois que l'attentat près de Moscou, revendiqué il y a trois jours par le groupe jihadiste État islamique (EI), avait été commis par des "islamistes radicaux" – tout en continuant à sous-entendre un lien avec l'Ukraine.

Kiev et les Occidentaux ont vigoureusement démenti toute relation entre les autorités ukrainiennes et les auteurs de cette attaque qui, selon un nouveau bilan annoncé lundi soir, a fait au moins 139 morts et 182 blessés.

Plus de deux ans après son offensive à grande échelle contre Kiev, présentée comme un conflit existentiel, Vladimir Poutine a de nouveau évoqué la théorie d'une implication ukrainienne, qu'il avait déjà mise en avant ce week-end, sans mentionner la piste jihadiste.

"Nous savons que [ce] crime a été commis par des islamistes radicaux ayant une idéologie contre laquelle le monde islamique se bat lui-même depuis des siècles", a-t-il déclaré lors d'une réunion gouvernementale.

"On se demande à qui cela profite ? Cette atrocité peut être un nouvel épisode de la série de tentatives de ceux qui, depuis 2014, combattent notre pays à travers le régime néonazi de Kiev", a-t-il affirmé.


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