Après l'attaque, les catholiques de Nice prient sous haute sécurité pour la Toussaint

R.V.
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Passants rendant hommage aux victimes devant la basilique niçoise.  - Valéry Hache
Passants rendant hommage aux victimes devant la basilique niçoise. - Valéry Hache

De nombreux fidèles ont assisté dimanche aux premières messes de la Toussaint à l'église du Vœu, dans le centre de Nice, gardée par des militaires mitraillette à la main, trois jours après une attaque meurtrière contre la basilique Notre-Dame-de-l'Assomption. "J'appréhendais, j'avais peur de venir", explique Claudia, 49 ans, qui s'est finalement décidée à venir rassurée par la présence des forces de l'ordre. "Il faut montrer qu'on n'a pas peur, que nous sommes là", ajoute-t-elle.

"Nous portons nos martyrs dans nos cœurs"

Jeudi, trois fidèles - Vincent Loques, un sacristain, Nadine Devillers, 60 ans, et Simone Barreto Silva, une Brésilienne de 44 ans résidant en France - ont été tués lors d'une attaque au couteau dans la basilique Notre-Dame de l'Assomption en plein cœur de Nice. L'auteur présumé, un Tunisien de 21 ans, a été interpellé et six autres personnes qui l'ont cotoyé placées en garde à vue. Après l'attentat, la sécurité autour des églises a été renforcée. A Nice, 120 policiers et 60 militaires supplémentaires ont été mobilisés, selon le maire de la ville Christian Estrosi.

"Nous ne sommes pas nombreux, mais nous portons évidemment dans notre cœur nos trois martyrs (...) qui ont rejoint la communauté des saints jeudi", a déclaré en ouverture de la messe le vicaire Frédéric Sanges. "On ne choisit pas sa sainteté (...) Vincent, Simone et Nadine n'ont pas choisi, mais à travers le martyr et cet acte barbare, c'est le Seigneur qui l'a choisie", a-t-il ajouté.

La Toussaint, parmi les principales fêtes catholiques, célèbre chaque 1er novembre les saint connus ou inconnus. Le lendemain, les prières s'adressent aux défunts à qui l'on rend visite au cimetière en déposant notamment des chrysanthèmes sur les tombes. Malgré la propagation du Covid-19 qui a conduit au reconfinement des Français, les cultes ont obtenu auprès des pouvoirs publics une dérogation jusqu'à lundi inclus après quoi les messes avec public seront suspendues pendant un mois.

Article original publié sur BFMTV.com