Après l’attaque chimique en Syrie, Donald Trump en révolution

Libération.fr

Le président américain, jusque-là plutôt indulgent à l’égard du régime de Bachar al-Assad, a depuis mardi durci le ton. Un changement également opéré contre la Russie, fidèle alliée de Damas.

Le revirement rhétorique est total. Moins d’une semaine après avoir affirmé que le départ du président syrien, Bachar al-Assad, n’était plus une priorité, Washington a menacé d’intervenir contre Damas après le bombardement à l’arme chimique d’une petite ville du nord-ouest du pays. L’attaque a tué 86 civils, selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme. Et au moins 27 enfants figurent parmi les victimes, d’après le dernier bilan de l’Unicef.

«Ces actes odieux par le régime d’Al-Assad ne peuvent pas être tolérés», a déclaré mercredi soir Donald Trump. «Cela franchit beaucoup de lignes selon moi», a ajouté le président américain, en référence à la «ligne rouge» décrétée par son prédécesseur, Barack Obama, sur l’emploi d’armes chimiques en Syrie. D’après Trump, c’est l’absence de réaction après les attaques d’août 2013 au sarin dans la Ghouta, en banlieue de Damas - entre 300 et 1 400 morts, selon les bilans - qui a abouti à l’attaque de mardi.

Le ton américain a également changé quant à Moscou, principal allié du régime syrien. «Combien d’enfants doivent encore mourir avant que la Russie ne s’en soucie ? […] Si la Russie a l’influence qu’elle prétend avoir en Syrie, il faut qu’elle s’en serve», a affirmé mercredi l’ambassadrice américaine à l’ONU, Nikki Haley. La diplomate a également assuré que Donald Trump «voyait la Russie comme un problème». Jeudi, Vladimir Poutine a jugé «inacceptable» d’accuser sans preuve le régime de Damas. Le vote d’une résolution au Conseil de sécurité s’est ainsi heurté au refus de Moscou.

Action unilatérale. Washington s’est toutefois gardé de préciser quelle action unilatérale pourrait être entreprise contre Damas. A l’été 2013, le plan américain, auquel était associée la France, prévoyait de bombarder des bases militaires syriennes. Et depuis (...)

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