Après l'arrestation de Dettinger, les appels de gitans à se mobiliser enflamment les gilets jaunes

Anthony Berthelier
Après l'arrestation de Dettinger, les appels de gitans à se mobiliser enflamment les gilets jaunes

POLITIQUE - Traînée de poudre. Depuis plusieurs jours, une nouvelle agite la communauté des gilets jaunes en quête perpétuelle de renouvellement et de soutien. Après avoir exhorté les demandeurs d'emploi à entrer dans la danse, après avoir lancé un appel à retirer son argent des banques, c'est désormais la communauté des gens du voyage qui cristallise les espoirs de la frange la plus radicale de ce mouvement aussi hétéroclite que spontané.

Tout est parti de vidéos publiées lundi 7 janvier sur des pages Facebook dédiées aux gilets jaunes. Deux hommes, présentés comme membres de la communauté gitane, appellent leurs proches à se mobiliser en soutien à l'ancien boxeur Christophe Dettinger. Surnommé "le gitan de Massy", il est accusé d'avoir frappé plusieurs membres des forces de l'ordre lors de l'acte VIII du mouvement et placé en détention provisoire dans l'attente de son procès renvoyé au 13 février.

L'un des deux protagonistes des vidéos alerte même le gouvernement sur le caractère inextinguible que prendrait la colère si jamais le "garçon" venait à être incarcéré. "Si vous voulez la Révolution, prenez ce garçon là et on vous fera une guerre, tous, dans toute la France. Et à tout le peuple gitan de la France: il faut qu'on se rejoigne samedi prochain et on va voir si on va pas casser nous", alerte l'homme sur la page "Gilet Jaune Pour le Peuple par le Peuple". Une vidéo visionnée à 200.000 reprises et partagée par près de 10.000 internautes en trois jours.

"Ce gouvernement, il va tomber"



Depuis, les appels à la mobilisation gitane se multiplient. Et ils témoignent -presque- toujours de la volonté jusqu'au-boutiste de se faire entendre par la violence et le chaos face à la surdité du gouvernement et les violences policières.

"À ta place j'aurais fait la même chose. T'as agi comme il le fallait. Ce sont des forces de l'ordre, ils n'ont pas à être au dessus des lois", explique par exemple un jeune homme dans une vidéo publiée sur la page Facebook "La...

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