Après l'échec de la COP25, l'engagement de Macron critiqué

Romain Herreros
Emmanuel Macron en conférence de presse à Bruxelles le 13 décembre. 

POLITIQUE - “Emmanuel Macron n’a pas fait le job”. Après la clôture tardive de la COP25 à Madrid, marquée par un accord au rabais, les regards se tournent vers le grand absent du sommet: le chef de l’État. Si la France était bien représentée sur place par une délégation, le locataire de l’Élysée n’y a pas mis les pieds et les membres du gouvernement qui y sont passés y ont fait un aller-retour express. Ce qui provoque la colère de certaines ONG, notamment Greenpeace France.

“Cette COP avait besoin de leaders politiques, notamment lors de son ouverture pour donner le ton. Et la France, qui est garante des accords de Paris, était absente. Ce qui envoie un signal de désengagement”, regrette auprès du HuffPost Clément Sénéchal, porte-parole de l’association de défense de l’environnement. En raison de la grève du 5 décembre contre la réforme des retraites, le président français avait décidé de revoir son agenda, ce qui a eu pour effet d’annuler sa venue à Madrid les 1er et 2 décembre (alors qu’il s’est tout de même rendu au sommet de l’Otan à Londres les 3 et 4 décembre).

Défaut d’engagement

À sa place, c’est le premier ministre Édouard Philippe qui s’est chargé du discours lors de l’ouverture du sommet. Une voix qui porte, certes, mais bien moins loin que celle de l’inventeur du “make our planet great again”. Côté gouvernement, la ministre de la Transition écologique et solidaire, Élisabeth Borne, y a passé une journée, tout comme la secrétaire d’État Brune Poirson.

“Le ministre de l’Agriculture Didier Guillaume est seulement venu quelques heures pour assister à une réunion”, pointe encore Clément Sénéchal, estimant que la France “n’a pas joué son rôle” lors du sommet. Un procès en défaut d’engagement que conteste l’entourage de Brune Poirson. 

“C’est l’Union européenne qui avait mandat pour négocier à la COP. La France, elle, a été le fer de lance des négociations européennes pour que l’Union s’engage à ce que nous n’émettions pas plus de CO2 en 2050 que ce que la...

Retrouvez cet article sur le Huffington Post