Après l’annonce de l’annulation partielle de la dette étudiante, la Maison blanche trolle ces élus républicains

U.S. President Joe Biden speaks about administration plans to forgive federal student loan debt during remarks in the Roosevelt Room at the White House in Washington, U.S., August 24, 2022. REUTERS/Leah Millis
LEAH MILLIS / REUTERS U.S. President Joe Biden speaks about administration plans to forgive federal student loan debt during remarks in the Roosevelt Room at the White House in Washington, U.S., August 24, 2022. REUTERS/Leah Millis

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Joe Biden, le 24 août 2022.

ÉTATS-UNIS - Pour défendre l’effacement partiel de la dette étudiante, annoncé par Joe Biden, la Maison Blanche a décidé de prendre à témoin tous les internautes face aux critiques des élus républicains. Dans la nuit de jeudi 25 au vendredi 26 août, le compte Twitter de l’administration américaine a publié les effacements de dettes dans le cadre de la pandémie dont ont bénéficié certains membres de l’opposition.

La décision du président américain, qui pourrait bénéficier à des millions de personnes dont les revenus ne dépassent pas 125 000 dollars par an, a suscité la colère des républicains. La cheffe du parti républicain a ainsi estimé que la mesure « punissait injustement les Américains qui ont économisé pour l’université ou fait un choix de carrière différent ». « C’est une gifle pour toutes les familles qui ont fait des sacrifices pour épargner pour l’université, pour tous les diplômés qui ont remboursé », a déclaré le chef de file des républicains au Sénat Mitch McConnell dans un communiqué. Des réactions jugées hypocrites par l’administration Biden qui a décidé d’épingler des élus de l’opposition.

Plus de 2 millions de dollars d’annulation de dettes pour un élu républicain

La première cible du troll de la Maison Blanche a été la fervente trumpiste Marjorie Taylor Greene, qui a profité d’une réduction de sa dette de l’ordre de 183 504 dollars (environ 183 400 euros). Invitée sur la chaîne conservatrice Newsmax, elle avait jugé « injuste » l’annulation partielle des dettes étudiantes.

Même retour de bâton pour l’élu républicain de Floride à la Chambre des représentants Vern Buchanan, qui a bénéficié de 2,3 millions de dollars d’effacement de ses dettes. « Le cadeau irréfléchi et décidé unilatéralement (...) est injuste pour les 87 % d’Américains qui n’ont pas eu recours à un prêt étudiant et pour ceux qui ont respecté les règles », avait-il pourtant tempêté sur Twitter.

L’élu républicain Mike Kelly avait, quant à lui, déclaré que la décision de Joe Biden revenait à « demander aux plombiers et aux menuisiers de rembourser les prêts des conseillers de Wall Street et des avocats ». Le geste dont son entreprise a bénéficié pendant la crise Covid s’élève à près d’un million de dollars.

La série de tweets publiée par la Maison Blanche a été saluée par les internautes. « La Maison Blanche ne prend pas de gants et je suis là pour ça », s’est enthousiasmé un journaliste.

L’annonce de Joe Biden a été qualifiée de « pas de géant vers la résolution de la crise de la dette étudiante » par les sénateurs démocrates Chuck Schumer et Elizabeth Warren. « Conformément à ma promesse de campagne, mon administration annonce un plan visant à accorder un répit aux familles de la classe ouvrière et de la classe moyenne au moment où elles se préparent à reprendre le remboursement des prêts étudiants fédéraux en janvier 2023 », avait indiqué Joe Biden, mercredi, sur Twitter.

Environ 45 millions d’Américains avaient contracté pour 1 600 milliards de dollars de prêts étudiants, au total, rapporte Le Monde et en moyenne, chaque diplômé devait rembourser 32 000 dollars après ses études. La mesure efface 10 000 dollars pour les personnes n’ayant pas bénéficié d’une bourse fédérale pour leurs études universitaires, et 20 000 dollars pour celles, aux moyens plus modestes, en ayant reçu une. Selon une estimation de l’université de Pennsylvanie, l’effacement de 10 000 dollars à lui seul coûterait quelque 300 milliards de dollars.

Cette annulation partielle n’est pas le premier geste de l’administration Biden pour les étudiants, puisque 80 % des emprunteurs ont pu bénéficier du moratoire suspendant le remboursement des prêts étudiants fédéraux durant la crise du Covid. Joe Biden l’a prolongé pour « une dernière fois » jusqu’à la fin de 2022.

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