Après l’allocution de Poutine, la Chine appelle enfin à un cessez-le-feu

Après des mois passés à ménager son allié russe, la Chine a fini par se positionner ce mercredi 21 septembre en faveur d’un « cessez-le-feu » en Ukraine (photo d’archive prise en février 2022 à Pékin).
Kremlin Press Office / Handout / Anadolu Agency / Getty Images Après des mois passés à ménager son allié russe, la Chine a fini par se positionner ce mercredi 21 septembre en faveur d’un « cessez-le-feu » en Ukraine (photo d’archive prise en février 2022 à Pékin).

Kremlin Press Office / Handout / Anadolu Agency / Getty Images

Après des mois passés à ménager son allié russe, la Chine a fini par se positionner ce mercredi 21 septembre en faveur d’un « cessez-le-feu » en Ukraine (photo d’archive prise en février 2022 à Pékin).

GUERRE EN UKRAINE - C’est une évolution dans le positionnement de Pékin par rapport au conflit ukrainien. La Chine a appelé ce mercredi 21 septembre à un « cessez-le-feu à travers le dialogue » dans le conflit armé engagé en février en Ukraine. Une sortie qui fait suite à l’allocution du président russe Vladimir Poutine annonçant une mobilisation militaire partielle de la population.

« Nous appelons les parties concernées à mettre en place un cessez-le-feu à travers le dialogue et la consultation, et à trouver une solution qui règle les préoccupations sécuritaires légitimes de toutes les parties dès que possible », a déclaré un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Wang Wenbin, lors d’une conférence de presse.

Ménager la chèvre et le chou

Un revirement après avoir tenté de ménager la chèvre et le chou pendant des mois, en restant auprès de son allié géopolitique principal qu’est la Russie de Vladimir Poutine sans pour autant aliéner la relation avec les partenaires économiques ukrainiens et le monde occidental.

C’est en ce sens qu’au mois de mars dernier, quinze jours après le début de l’invasion russe, la Chine s’était abstenue lors du vote à l’ONU d’une résolution exigeant « que la Russie cesse immédiatement de recourir à la force » et « retire immédiatement, complètement et sans conditions toutes ses forces militaires ».

Pas plus tard que la semaine dernière, lors d’une rencontre entre les dirigeants de l’Organisation de coopération de Shanghai qui se déroulait en Ouzbékistan, Xi Jinping et Vladimir avaient encore affiché leur proximité et leur solidarité, se positionnant clairement en opposition avec le monde occidental.

Un conflit « déploré », et puis c’est tout

« La Chine est disposée à travailler avec la Russie pour assumer leur responsabilité de grandes puissances, jouer un rôle de premier plan et injecter de la stabilité et de l’énergie positive dans un monde parcouru par le chaos », déclarait par exemple le président chinois, avant de continuer en interview pour expliquer qu’il désirait « approfondir la coopération » avec le Kremlin. Des mots dans la continuité de leur rencontre précédente, lors des Jeux olympiques d’hiver de février, quand ils avaient clamé leur « amitié sans limite », quelques jours avant le début de l’offensive en Ukraine.

Depuis, la Chine s’était donc abstenue de toute prise de position approuvant et fustigeant l’invasion. Ce qu’avait semble-t-il accepté Vladimir Poutine. Le chef de l’État russe avait ainsi déclaré en Ouzbékistan « comprendre (ses) questions et (ses) inquiétudes » des Chinois concernant la guerre. « Nous expliquerons en détail notre position », ajoutait-il, sans donner plus de précisions.

Symbole de la recherche d’équilibre qui sous-tend la position chinoise depuis le début du conflit, une sortie de Wang Yi, le ministre des Affaires étrangères de Pékin, qui en mars expliquait « regretter profondément » le conflit. Une manière de ne pas approuver la guerre sans pour autant charger ni son allié russe, ni ses partenaires commerciaux. Une ligne de crête dont Pékin a donc commencé à s’écarter ce mercredi 21 septembre.

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