Après l’alerte de Foodwatch sur la « shrinkflation », Olivia Grégoire demande une enquête

French Government's spokesperson Olivia Gregoire speaks during the press conference after the weekly cabinet meeting in Paris on June 1, 2022. Paris (Photo by Daniel Pier/NurPhoto via Getty Images)
NurPhoto / NurPhoto via Getty Images French Government's spokesperson Olivia Gregoire speaks during the press conference after the weekly cabinet meeting in Paris on June 1, 2022. Paris (Photo by Daniel Pier/NurPhoto via Getty Images)

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Olivia Grégoire, la ministre déléguée chargée des PME et du Commerce, a demandé à la DGCCRF de mener une série de contrôles après les révélations sur le phénomène de « shrinkflation ».

ALIMENTATION - « On ne joue pas avec le portefeuille des Français. » Olivia Grégoire, ministre déléguée chargée des PME et du Commerce, a exprimé son mécontentement, ce vendredi 2 septembre, après les révélations de l’association Foodwatch et de l’émission Complément d’enquête sur le phénomène de « shrinkflation ».

« J’ai demandé à la DGCCRF [direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes] de mener immédiatement une série de contrôles afin de constater s’il y a des pratiques commerciales trompeuses », a-t-elle tweeté ce vendredi 2 septembre.

La shrinkflation (de « shrink », rétrécir en anglais) consiste pour les entreprises à réduire les tailles des emballages pour éviter d’augmenter les prix trop drastiquement surtout en période d’inflation. L’émission Complément d’enquête de France 2 y a consacré tout un numéro jeudi soir avec Foodwatch, et a épinglé six marques « qui ont modifié la taille de leurs produits-phares ces dernières années ».

Une pratique légale mais controversée

Parmi les marques concernées se trouvent les boîtes de chocolats Lindt, Kiri, St Hubert Omega 3 ou bien le sucre Saint-Louis. « Salvetata réduit la taille de ses bouteilles d’eau de 1,25 L à 1,15 L il y a deux ans. Moins 8 % de produit pour un prix au litre qui a depuis augmenté de 15 %, alors que le prix à l’unité a augmenté seulement de 5 % chez Intermarché », détaille encore Foodwatch.

Autre produit, même constat : « Le sirop de grenadine Teisseire est passé de 75 cl à 60 cl en fin d’année 2019. Son prix de vente a depuis bondi de plus de 37 % au litre alors que son prix à l’unité n’a augmenté que de 12 %. » Réduire les quantités permet de rester « compétitif », expliquait en avril dans LSA l’analyste financier John Plassard, du gestionnaire de fonds Mirabaud.

« C’est une pratique tout à fait légale, à condition d’indiquer le poids du produit de manière claire sur l’emballage pour ne pas tromper le consommateur », pointe à l’AFP Guillaume Forbin, avocat spécialisé en droit de la consommation chez Kramer Levin. Foowatch regrette malgré tout un système qui induit « doublement en erreur sur le prix et la véritable quantité du produit (...). Tenter de la masquer par ces pratiques opaques ne fait qu’aggraver les problèmes ».

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