Le débat renaît au Festival d’Angoulême, secoué par l'affaire Vivès

Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême fête ses 50 ans cette année.   - Credit:Jean-Baptiste Quentin / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Le Festival international de la bande dessinée d'Angoulême fête ses 50 ans cette année. - Credit:Jean-Baptiste Quentin / MAXPPP / PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

« L'affaire Vivès », comme il faut désormais l'appeler, mais aussi la liberté de créer dans un monde qui change, les menaces qui pèsent sur les dessinateurs dans certaines régions du monde où des pouvoirs autoritaires voient leur expression et l'humour comme des ennemis, mais aussi la vision masculiniste du milieu de la bande dessinée et la domination du manga… Autant de sujets brûlants dont il a beaucoup été question au Festival d'Angoulême à l'occasion de sa 50e édition. Notamment à travers le grand forum prospectif « La Vie en BD » qu'organisait à l'espace Franquin Le Point en partenariat avec le FIBD, afin de donner à réfléchir sur les enjeux économiques ou sociétaux qui traversent aujourd'hui le 9e art.

Au cours de cet événement où le public s'est pressé en masse après deux éditions tronquées par la crise sanitaire, plusieurs tables rondes ont eu lieu autour de sujets allant de l'économie de la bande dessinée à son rôle désormais crucial dans le cinéma, les séries ou les jeux vidéo, mais aussi du risque qu'il y a aujourd'hui à résister par le dessin à différentes formes d'oppression, ou de la question de la représentation de la sexualité par le dessin. Jeudi 26 janvier, la ministre de la Culture, Rima Abdul-Malak, entourée de la dessinatrice marocaine Zainab Fasiki, autrice de Hshouma. Corps et sexualité au Maroc (Massot), d'Ersin Karabulut, chef de file de la bande dessinée turque, cofondateur de l'hebdomadaire satirique Uykusuz, auteur du Journal inq [...] Lire la suite