Après l’affaire Quatennens, Isabelle Rome étrille les cellules d’écoute de la NUPES

Isabelle Rome, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, juge que les cellules d’écoute de la NUPES sur les violences sexistes et sexuelles sont « inopérantes » et  « étouffe(nt) la parole des victimes ».
LUDOVIC MARIN / AFP Isabelle Rome, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, juge que les cellules d’écoute de la NUPES sur les violences sexistes et sexuelles sont « inopérantes » et « étouffe(nt) la parole des victimes ».

LUDOVIC MARIN / AFP

Isabelle Rome, ministre déléguée à l’égalité femmes-hommes, juge que les cellules d’écoute de la NUPES sur les violences sexistes et sexuelles sont « inopérantes » et « étouffe(nt) la parole des victimes ».

POLITIQUE - Une attaque frontale. La ministre déléguée à l’Égalité entre les Femmes et les Hommes, Isabelle Rome, a critiqué ce mercredi 21 septembre les cellules d’écoutes de la NUPES qui « étouffe[nt] la parole des victimes » après la révélation d’accusations de violences faites aux femmes par des responsables politiques à gauche.

Pour Isabelle Rome, l’affaire Quatennens démontre « l’inopérance des ’cellules d’écoute’ mises en place par la NUPES ». « Plutôt que de permettre aux victimes de se tourner vers les forces de l’ordre puis d’emprunter la voie judiciaire (...), cette cellule constitue in fine un huis clos qui étouffe la parole des victimes au lieu de la libérer », a estimé Isabelle Rome dans une réaction transmise à l’AFP.

Un travail collectif sur les violences faites aux femmes

Figure de la jeune garde de La France insoumise (LFI), le député Adrien Quatennens a reconnu des violences conjugales envers son épouse. Il est sous le coup d’une enquête, ouverte à la suite du dépôt d’une main courante par sa femme, avec laquelle il est en instance de divorce.

L’affaire a eu un effet domino chez les écologistes avec des accusations de « comportements de nature à briser la santé morale des femmes » lancée par la députée EELV Sandrine Rousseau à l’encontre de Julien Bayou, coprésident du groupe écologiste à l’Assemblée nationale. Le député s’est ensuite « mis en retrait » de son groupe parlementaire, mais conserve sa fonction de chef du parti écolo.

Ex-magistrate, la ministre déléguée, qui appelle « toutes les victimes à déposer plainte », juge nécessaire de « travailler collectivement » sur les violences sexistes et sexuelles qui « n’épargnent aucune formation politique ». L’idée est partagée autant par Clémentine Autain, députée LFI que par le communiste Fabien Roussel.

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