Après les incendies en Gironde, les déplacés sont de retour, entre sidération et résilience

© Sipa

« Il faut une catastrophe pour que la solidarité sorte, c’est souvent comme ça. » Sur la place principale de Cabanac-et-Villagrains (Gironde), Georges Picaud, 68 ans, transporte des packs d’eau entre la salle des fêtes et le camion frigorifique. Jusque là destinés aux pompiers venus éteindre l’incendie ravageur de Landiras, ils étaient distribués ce week-end à la population de la commune, tout juste de retour, en attendant que les canalisations soient purgées de leur semaine d’inactivité.

Comme 34 000 autres girondins, les 2 400 habitants du village ont dû évacuer en urgence leurs maisons lorsque le vent transportant des fumées toxiques s’est orienté vers eux. Malgré un début de retour à la normale, la « stupéfaction » demeure pour Aurélie Bouchez. « Toute la semaine dernière depuis la terrasse, on voyait les flammes. » Valentine, la petite fille de trois ans qui se niche sous son bras, a développé un vocabulaire impromptu pour son âge : « Maman, les Canadair ! »

Une biodiversité partie en fumée

Tous ont trouvé refuge chez des amis, des grands-parents, une collègue. « On pensait être revenus 24 ou 48 heures plus tard », raconte Béatrice Vallade. Après près d’une semaine d’absence, certains ont retrouvé leur jardin couvert d’une fine couche de cendre, témoignage du drame écologique qui se déroulait à quelques kilomètres. « Voir notre forêt qui part en fumée, c’est horrible. Pour l’instant, on ne va pas y aller », tranche Arnaud Martin, père de famille de 52 ans.

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