« Après Ibiza, Barcelone », Martinez et Besancenot regrettent l’absence de Macron à l’heure de la grève

Le Président de la République et une dizaine de ministres sont à Barcelone, en Espagne, ce jeudi alors qu’a lieu le mouvement social contre la réforme des retraites.

POLITIQUE - Un malheureux hasard de calendrier. Emmanuel Macron et une dizaine de ministres sont à Barcelone en Espagne ce 19 janvier, le même jour choisi par les syndicats pour manifester contre la réforme des retraites. Une absence qui ne passe pas pour Philippe Martinez et Olivier Besancenot.

« C’est super méprisant » a considéré le porte-parole du NPA, réagissant à chaud. « Honnêtement, je l’apprends », a-t-il affirmé sur le plateau de BFM TV. « Vous remarquerez que sur les gilets jaunes, c’était pareil. C’était Bernardo dans Zorro, on ne l’entendait plus » a-t-il déclaré, avant de souhaiter ironiquement « bon voyage » à Emmanuel Macron.

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« Il se passe des choses en France, ils ne sont pas en France » a fustigé ce jeudi matin le leader la CGT. « Contrairement à un ministre l’année dernière, il n’est pas à Ibiza, il est à Barcelone », a taclé Philippe Martinez en faisant référence à Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation, qui se trouvait en vacances à Ibiza lorsqu’il a dévoilé le nouveau protocole de dépistage à appliquer dans les écoles, la veille de la rentrée scolaire.

Le secrétaire général de la CGT était plus mesuré hier. Invité de l’émission Quotidien, il a souhaité « ne pas polémiquer » sur ce point-là. « On avait prévu d’en rencontrer aucun (des ministres), donc bon », a réagi Laurent Berger. « Symboliquement, je ne sais pas si ce rendez-vous était fixé avant. »

Emmanuel Macron est en Espagne pour signer un important traité d’amitié avec le Premier Ministre espagnol Pedro Sanchez, dans la lignée du traité de l’Elysée avec l’Allemagne (dont on célèbre les 50 ans dimanche), Paris et Madrid devraient annoncer une coopération accrue sur les questions migratoires, la défense, l’énergie et la jeunesse.

Depuis plusieurs jours l’Elysée insiste notamment sur le fait que la date a été décidée par l’Espagne et qu’il n’y avait pas de marge de manœuvre pour la déplacer.

La Première ministre Élisabeth Borne est néanmoins restée en France ainsi qu’Olivier Dussopt. Le ministre du Travail initialement du voyage, a finalement décidé de rester dans l’Hexagone.

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