Après Google et Apple, Amazon suspend le réseau conservateur Parler

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Le géant de la vente en ligne qui propose également un service d'hébergement web a annoncé la suspension, à partir de lundi, du compte de Parler, un réseau social prisé par les conservateurs.

Après Google et Apple, Amazon prévoit de couper les ponts avec Parler, le réseau social prisé des partisans de Donald Trump mais aussi accusé de relayer des menaces de violence, ce qui devrait rendre la plateforme temporairement inaccessible.

Dans une lettre adressée au site conservateur, Amazon dit avoir "observé récemment une augmentation persistante de contenus violents".

"Compte tenu des événements malheureux qui se sont produits cette semaine à Washington, il existe un risque sérieux que ce type de contenus incite davantage à la violence", est-il ajouté dans la missive, publiée dans un premier temps par BuzzFeed et dont le contenu a été confirmé par une porte-parole d'Amazon.

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Parler est devenu un refuge pour certains internautes ulcérés par la politique de modération des réseaux grand public comme Twitter, qui a définitivement fermé le compte de Donald Trump vendredi.

Des messages de soutien aux émeutiers qui ont fait irruption au Capitole le 6 janvier y ont notamment fleuri tandis que d'autres appellent à de nouvelles manifestations.

Aussi Amazon a-t-il décidé de suspendre le compte de Parler à partir de 8 h GMT lundi.

"Prolifération" de "menaces de violence et d'activités illégales"

Comme le groupe héberge les données de Parler sur son service de cloud, cela devrait empêcher au moins temporairement le fonctionnement du réseau social.

Le fondateur de Parler, John Matze, a confirmé sur son profil qu'il était "possible que le réseau social ne soit pas accessible sur Internet durant une semaine au plus". "Nous allons tout faire pour trouver un nouveau fournisseur rapidement", a-t-il ajouté.

Google et Apple ont déjà retiré Parler de leur plateforme de téléchargement d'applications respective.

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Ces décisions avaient toutefois des conséquences moindres : elles ont rendu plus compliqué l'accès à l'application Parler sur les appareils mobiles mais les abonnés peuvent toujours y accéder s'ils l'avaient déjà téléchargée ou aller directement sur Internet.

Pour justifier sa décision vendredi, Google avait mentionné la présence de messages "incitant à la violence. Apple a suivi son exemple samedi en regrettant la "prolifération" de "menaces de violence et d'activités illégales".

Le profil de Donald Trump suspendu sur plusieurs plateformes

"Amazon, Google et Apple ont fait cela dans un effort coordonné en sachant que nos options seraient limitées et que cela nous infligerait le plus de dommages possibles au moment où le président Trump est banni par les entreprises de la tech", a déploré le patron de Parler.

Samedi, son application était la plus téléchargée sur l'App Store avant qu'elle ne soit suspendue. De nombreux fans du président américain se sont en effet rués sur les plateformes conservatrices comme Parler ou Gab suite à la décision prise par Twitter de fermer définitivement le compte du président américain.

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D'autres réseaux grand public comme Facebook, Instagram, Snapchat ou Twitch ont aussi suspendu le profil du locataire de la Maison Blanche après les événements de mercredi.

Le réseau social Parler était surtout à ses débuts en 2018 l'apanage de franges extrémistes. Mais il attire désormais des voix conservatrices plus traditionnelles, y compris des parlementaires républicains. Comme d'autres plateformes alternatives, Parler régule moins la désinformation et les propos haineux que les réseaux établis.

Avec AFP