Après d’intenses bombardements, une partie de l’Ukraine privée d’eau et d’énergie

PHOTO / JEFF J MITCHELL / GETTY IMAGES VIA AFP

Pour The Wall Street Journal, il n’y a pas de doutes possibles.

Ce mercredi 23 novembre, “la Russie a déclenché l’une de ses plus grandes attaques de missiles à travers l’Ukraine depuis le début de la guerre”, constate le quotidien américain, qui procède ensuite à une énumération des victimes.

“À Kiev et dans les environs, les frappes ont tué 4 personnes et en ont blessé plus de 30”, écrit le média new-yorkais. Plus tôt dans la journée, “une attaque à Vilnyansk, dans la région méridionale de Zaporijjia, qui a visé une maternité, a causé 1 victime”. Des personnes pourraient encore se trouver sous les décombres, selon les informations transmises par les autorités ukrainiennes.

Kiev privée d’eau courante

Outre le bilan humain, le quotidien économique met aussi l’accent sur les très lourds dégâts matériels causés par ces attaques.

Selon, le maire de Kiev, Vitali Klitschko, la distribution d’eau courante aurait été suspendue, et des coupes d’électricité auraient frappé certaines zones de la capitale. Un destin partagé par Lviv, dans l’ouest du pays, où “toute la ville a été sans électricité et les trams ont été arrêtés”, écrit The Wall Street Journal, en relayant les déclarations de l’édile local, Andriy Sadovyi.

Des coupures du courant ont été également signalées dans les grandes villes d’Odessa, de Dnipro, et à Khmelnytskyï.

Voilà qui fait partie d’une stratégie bien précise développée dans ces derniers temps par Moscou, que le quotidien américain décrit en ces termes :

“Viser les infrastructures les plus importantes, pour couper l’électricité et d’autres formes d’approvisionnement alors que le gel hivernal s’installe : une tactique qui vise, selon les spécialistes, à éroder la résilience des Ukrainiens.”

La Moldavie victime collatérale

Face à ces attaques, néanmoins, Volodymyr Zelensky a tenu encore une fois à réaffirmer que son pays était “incassable”, fort aussi du soutien arrivé aujourd’hui du côté du Parlement européen, qui a désigné la Russie comme un “État promoteur du terrorisme”.

[...] Lire la suite sur Courrier international

Sur le même sujet :