Après la démission d'Evo Morales, les insoumis dénoncent un "coup d'État"

Romain Herreros
Jean-Luc Mélenchon devant la presse samedi 9 novembre à Marseille, en marge d'une marche en hommage des victimes du drame de la rue d'Aubagne (illustration). 

POLITIQUE - Après trois semaines de crise liées à sa réélection contestée, Evo Morales a finalement démissionné ce dimanche 10 novembre. Si le président bolivien a évoqué un “coup d’État”, plusieurs de ses soutiens internationaux utilisent également ce terme pour décrire la situation. 

C’est notamment le cas en France du côté des insoumis, lesquels ont immédiatement réagi à la démission du président socialiste. “Coup d’État en Bolivie contre Evo Morales. Les amis des USA et de l’Union Européenne ont rétabli leur ‘démocratie’: pogroms anti-indiens, tabassages de journalistes et d’élus, putch militaire. Tel est leur monde idéal”, a tweeté Jean-Luc Mélenchon. 

“Ce soir, nos pensées vont vers la Bolivie, victime d’un coup d’État. Le président  Evo Morales, légitimement élu, a été contraint de démissionner. En Amérique Latine comme ailleurs, l’oligarchie économique n’accepte pas la démocratie et le partage des richesses”, a renchéri l’eurodéputé Manuel Bompard. La France insoumise a d’ailleurs publié un communiqué en ce sens, alors que le député du Nord Adrien Quatennens regrette ce “terme absent des commentaires sur la situation en Bolivie”. 

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