Après des dégradations pro-Zemmour à son domicile, Rousseau appelle Macron à "condamner la violence"

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Sandrine Rousseau le 19 septembre 2021 à Paris - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP
Sandrine Rousseau le 19 septembre 2021 à Paris - Sameer Al-DOUMY © 2019 AFP

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Victime de dégradations à son domicile, Sandrine Rousseau appelle Emmanuel Macron à "condamner la violence" dont elle, et d'autres politiques, ont été victimes. Il faut "rétablir les valeurs de la démocratie", a estimé ce jeudi sur France Info la présidente du conseil politique du candidat écologiste Yannick Jadot à la présidentielle.

Des individus se réclamant du polémiste d'extrême droite Éric Zemmour ont dégradé la façade et la porte d'entrée de son logement avec des autocollants à l'effigie du candidat d'extrême droite dans la nuit de mardi à mercredi. Sandrine Rousseau a porté plainte contre X. "Aller au domicile des personnes, c'est une forme d'escalade et ce sont des méthodes qui sont bien connues", a-t-elle commenté.

Prenant pour exemple le meeting d'Eric Zemmour émaillé de plusieurs faits de violence, notamment à l'encontre de militants de SOS Racisme, l'ex-rivale de Yannick Jadot à la primaire des Verts a déploré le manque de réaction du chef d'État.

"Il n'y a pas eu d'appel au calme de la part du président de la République, alors même que quand Eric Zemmour a lui-même été agressé verbalement dans la rue, Emmanuel Macron l'a appelé. À un moment, on a une responsabilité dans ce qu'il se passe", a-t-elle martelé.

"C'est le signe d'une dérive de notre système"

Sandrine Rousseau a également exhorté le ministère de l'Intérieur à "mener une enquête pour mesurer le degré de violence" qui pèse sur les opposants à l'extrême droite. Elle a demandé à ce que des rondes de policiers soient effectuées la nuit autour de son domicile, où elle explique avoit été victime "d'intimidation".

De son côté, Éric Zemmour a "condamné" mercredi une vidéo dans laquelle deux individus, se revendiquant de ses sympathisants, s'entraînent au tir et imaginent notamment prendre pour cible Emmanuel Macron et des élus Insoumis. "Vous ne faites partie ni de mes sympathisants, ni de mes militants, et encore moins de mes amis", a-t-il affirmé. "Je condamne par avance tout ce que vous ferez en mon nom pendant ma campagne."

Insuffisant pour Sandrine Rousseau: "Sa responsabilité à lui est de faire en sorte que cela ne se passe pas", a-t-elle réagi.

L'économiste a pointé du doigt le "dysfonctionnement" possible de la démocratie si le "ciblage" des opposants politiques reste impunis. "Nous sommes dans un climat où, petit à petit, nous nous enfonçons dans l'intimidation, jusqu'à la violence, d'opposants politiques et de personnes qui portent des valeurs différentes, a-t-elle souligné. Et ça, cela devrait vraiment nous inquiéter de manière prioritaire car c'est le signe d'une dérive de notre système."

Article original publié sur BFMTV.com

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