Après le débat, la macronie et les proches de Le Pen convaincus par leurs candidats, frustation à LFI

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Le débat de l'entre-deux-tours depuis le studio de la Plaine Saint-Denis le 20 avril 2022 - Ludovic MARIN / POOL / AFP
Le débat de l'entre-deux-tours depuis le studio de la Plaine Saint-Denis le 20 avril 2022 - Ludovic MARIN / POOL / AFP

Trois heures de débat qui n'ont pas vraiment fait bouger les lignes dans le monde politique. Si dans le camp d'Emmanuel Macron et de Marine Le Pen, chacun trouve la prestation de son candidat réussie, les insoumis ont regretté l'absence de Jean-Luc Mélenchon, éliminé au premier tour. Après sa sèche défaite, Éric Zemmour et son entourage ont également fait profil bas. L'heure est aussi au service minimum parmi les écologistes, les socialistes et les LR, tous arrivés sous la barre des 5% le 10 avril dernier.

Les proches de Le Pen convaincus

Logiquement, Marine Le Pen a convaincu son propre camp, à commencer par Jordan Bardella.

"Marine Le Pen a été digne, haute. Elle a démontré ce soir aux Français qu'elle est prête à être présidente de la République et à répondre concrètement à leurs préoccupations", a avancé le président par intérim du RN ce mercredi soir à notre micro. 876450610001_6304555003001

Louis Aliot a de son côté dénoncé sur Twitter "le mépris" d'Emmanuel Macron, photo du candidat accoudé sur la table du débat à l'appui. Le sentiment est partagé par l'ancien candidat à la présidentielle Nicolas Dupont-Aignan qui avait rejoint Marine Le Pen pendant l'entre-deux-tours en 2017.

"Emmanuel Macron a gagné ce soir le titre de champion du monde de l'arrogance! 5 ans de plus? Jamais!", a tweeté le député de l'Essonne à la fin du débat.

Le camp du président relaie les moments clés du débat

Si la quasi-totalité des lieutenants de campagne et des ministres ont retweeté les interventions du président pendant le débat, sans commentaires - une manière d'éviter tout soupçon d'arrogance, une accusation qui vise régulièrement le président-, d'autres ont salué la prestation de leur candidat.

"Deux visions de la République. Une seule est républicaine", a avancé Olivier Dussopt, le ministre délégué aux Comptes publics sur le réseau social, le seul membre du gouvernement à réagir.

"Déjà 1h30 de débat. Suffisant pour démontrer une nouvelle fois qu'il y a une différence claire entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen: la compétence", a tweeté de son côté Ambroise Méjean, le président des Jeunes avec Macron.

Les regrets des insoumis

Alors que Jean-Luc Mélenchon a frôlé le second tour en récoltant 21,95% des voix, il a dénoncé "un gâchis". "Le peuple méritait mieux. Vivement le troisième tour", a tweeté l'ancien candidat qui souhaite devenir "Premier ministre" en juin prochain après les législatives.

Même son de cloche du côté du député Alexis Corbière.

"Combien sommes-nous ce soir à regretter l'absence de Jean-Luc Mélenchon à ce débat si ennuyeux et si amputé des aspirations populaires?", s'est interrogé cet intime du patron de LFI sur son compte Twitter.

Les écologistes font profil bas

Yannick Jadot n'a pas réagi au débat entre les deux candidats, tout comme la plupart des figures du parti.

"Il n’y a pas de doute ce soir. Il s’agit bien d’une candidate d’extrême droite, raciste et décomplexée qui débat avec Macron", a cependant avancé Sandrine Rousseau, l'ancienne candidate à la primaire écologiste, exclue de la campagne du député européen en mars dernier.

Le camp d'Éric Zemmour en service minimum

Sur les bancs de Reconquête, le débat a suscité peu de réactions publiques, à commencer par Éric Zemmour qui s'est astreint au silence. Silence radio également du côté d'anciens transfuges du Rassemblement national comme Marion Maréchal ou Nicolas Bay.

Gilbert Collard fait figure d'exception, regrettant sur son compte Twitter que la candidate du RN n'ait pas abordé "McKinsey" ou "les privations de liberté", regrettant un "débat lunaire".

Discrétion autour d'Anne Hidalgo et de Valérie Pécresse

Anne Hidalgo ne s'est pas non plus exprimée, tout comme l'ancien président socialiste François Hollande. Olivier Faure, le Premier secrétaire du parti n'a pas non plus donné son avis.

Valérie Pécresse n'a pas réagi de son côté, tout comme Laurent Wauquiez. Damien Abad, le patron du groupe LR, a souligné "la différence claire de niveau et de valeurs entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen", appelant à voter "sans hésitation" pour le président sortant.

Article original publié sur BFMTV.com

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