France: après le débat Macron-Le Pen, les Insoumis oscillent entre frustration et espoir

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Jamais un débat d'entre-deux-tours n'avait rassemblé aussi peu de téléspectateurs. La revanche entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron n'a pas produit les étincelles attendues, chacun tentant surtout de limiter d'éventuels dégâts. Et elle laisse une impression mitigée dans le camp du troisième homme de cette présidentielle.

Alexis Corbière, le député de La France insoumise, en plaisante, mais l'amertume de n'avoir pas pu voir Jean-Luc Mélenchon se mesurer à Emmanuel Macron ou Marine Le Pen est forte dans les rangs de l'Union populaire.

Peu de critiques sur les politiques libérales du président sortant ou sur les positions xénophobes de la candidate d'extrême droite : tous les mélenchonistes sont persuadés que leur champion aurait tapé plus fort et plus juste. Jean-Luc Mélenchon lui-même qualifie le débat de « gâchis », estimant que « le pays méritait mieux ».

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« On avait à la fois un président dans toute son arrogance sociale, qui n'a jamais été contesté finalement, réellement et sérieusement par Marine Le Pen. Je ne comprends pas pour quelle raison elle était aussi molle », a réagi le député de Seine-Saint-Denis, Alexis Corbière. « On vient de perdre trois heures. Ne perdons pas cinq ans. Accrochez-vous ! […] Un autre monde est toujours possible », selon Adrien Quatennens. « Sur l'écologie, c'est le vide sidéral d'un côté et de l'autre. Sur le pouvoir d'achat, ils sont nuls. Sur l'hôpital et l'école, rien de concret », assène de son côté la co-responsable du programme, Clémence Guetté.

« Troisième tour »

Mais une autre mélodie s'élève derrière ces regrets, celle que les Français aussi ont été frustrés et que le troisième tour promis par le candidat de la gauche radicale à l'occasion des législatives n'est pas qu'une vue de l'esprit. Aucun des deux finalistes n'a réussi à s'emparer des thèmes défendus par Jean-Luc Mélenchon lors de la campagne présidentielle, estiment ses soutiens.

Les sujets de l'écologie, de la justice sociale ou de la refonte des institutions pourraient donc être de puissants leviers au moment de faire élire les députés. Et de former, rêvent les Insoumis, un groupe susceptible d'imposer une cohabitation au futur pensionnaire de l'Élysée.

C’est en tout cas en ce sens que Jean-Luc Mélenchon a lancé un appel aux Français mercredi sur BFMTV. « Je demande aux Français de m'élire Premier ministre » en votant pour une « majorité d'Insoumis » et de « membres de l'Union populaire » aux élections législatives, ou « troisième tour », selon les mots de la France insoumise.

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