Après la crise du coronavirus, on se fait (encore) la bise ?

Elise Lambert

La situation sanitaire et les mesures de distanciation physique mises en place ont mis entre parenthèses ce rituel. Au point de le chasser de nos habitudes ?

"Un des bons côtés de l'épidémie, c'est la fin de la bise. Je hais cette 'coutume' et dès que je reculais pour éviter la bouche baveuse sur ma joue qui n'avait rien demandé, les gens étaient vexés", peut-on lire sur Twitter. Comme la poignée de main, l'accolade ou le "check", la bise est bannie de nos rapports sociaux depuis plus de deux mois. Pour lutter contre l'épidémie de Covid-19, le ministre de la Santé, Olivier Véran, a demandé aux Français d'éviter tout contact physique.

Calamité ou bonne nouvelle ? Certains se réjouissent de voir disparaître la bise, qu'ils jugent gênante, sexiste, contraignante ou tout simplement fatigante. Pour d'autres, il s'agit au contraire de l'abandon d'une convention chaleureuse et conviviale. D'où viennent ces traditionnels bécots ? L'épidémie pourrait-elle vraiment éradiquer ce petit geste quotidien ?

N'embrassez plus qui vous vous voudrez

"La bise fait partie des rites d'interactions. Elle est extrêmement codifiée", explique à franceinfo le professeur David Le Breton, auteur de Les passions ordinaires, une anthropologie des émotions. On se fait la bise pour se saluer, lors d'un événement ou pour se féliciter. "Elle est toujours accompagnée d'une myriade de gestes, on peut garder une légère distance ou se pencher, garder les mains dans les poches, ou se serrer les épaules."

On (...)

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