Après le Conseil national de la Refondation de Macron, le Cese rappelle qu'il existe

Édouard Philippe s'adressant au CESE en décembre 2019 (illustration) (Photo: Thomas Samson/Reuters)
Édouard Philippe s'adressant au CESE en décembre 2019 (illustration) (Photo: Thomas Samson/Reuters)

Édouard Philippe s'adressant au CESE en décembre 2019 (illustration) (Photo: Thomas Samson/Reuters)

POLITIQUE - Merci de bien noter que nous existons. C’est peu ou prou la teneur du communiqué diffusé ce samedi 4 juin par le président du Conseil Économique Social et Environnemental (Cese), Thierry Baudet. Une déclaration qui intervient après l’annonce faite par Emmanuel Macron au sujet de la création d’un “Conseil national de la refondation” associant les “forces politiques, économiques, sociales, associatives” du pays ainsi que des citoyens tirés au sort.

“Ce conseil, que je lancerai moi-même, sera enclenché dès après les législatives. Je souhaite que la Première ministre et son gouvernement puissent le faire vivre”, a précisé le chef de l’Etat dans son interview à la presse régionale, lue attentivement par Thierry Baudet, donc.

“Ces derniers mois, dans un contexte de fatigue démocratique inédit et de malaise social grandissant, le Cese a à plusieurs reprises alerté sur la nécessité d’une pratique démocratique renouvelée pour associer les citoyens aux sujets qui les concernent”, rappelle ainsi Thierry Baudet, avant de souligner que le système esquissé par le chef de l’État rappelait furieusement le fonctionnement du Cese.

Un “Cese réformé”

“Parce qu’il regroupe 175 femmes et hommes de terrain, désignés par plus de 80 organisations, parce qu’il est l’institution qui arrime la participation citoyenne à la République, le Cese, chambre de la société agissante, est le lieu adéquat pour faire vivre cette nouvelle pratique”, poursuit le président de cette assemblée consultative, où siègent des représentants des salariés, des entreprises, du monde agricole, des artisans et des professions libérales ainsi que des représentants du monde associatif et des ONG. Une assemblée à laquelle peuvent même se greffer... des citoyens tirés au sort

Pour autant, Thierry Baudet, qui voit dans ce projet “un Cese réformé” ouvre la porte au chantier annoncé par Emmanuel Macron. “Le Cese est prêt à prendre toute sa part dans une refondation qu’il appelle de ses vœux depuis longtemps”, peut-on lire dans ce communiqué.

Un message qui devrait être entendu, puisque le chef de l’État a par le passé annoncé vouloir faire du Cese une “chambre du futur”.

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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