Après les combats, l'exode des Arméniens de la région du Haut-Karabakh

Pierre-Louis Caron, Atelier des modules
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Ils ont visité leur monastère une dernière fois, avant de partir pour l'inconnu. Les Arméniens vivant dans le district de Kelbadjar, l'un des territoires que se disputent l'Arménie et l'Azerbaïdjan, ont commencé à quitter leurs habitations vendredi 13 novembre, forcés d'aller s'installer ailleurs. Une conséquence directe de l'accord de paix signé trois jours plus tôt avec l'Azerbaïdjan, et l'épilogue de plusieurs semaines de conflit armé meurtrier dans le Haut-Karabakh.

Sur ordre du gouvernement azéri, les Arméniens du district de Kelbadjar ont jusqu'au 25 novembre pour quitter les lieux. Un déplacement de masse surveillé de près par des soldats russes déployés afin de faire respecter le cessez-le-feu conclu entre les deux pays.

Au monastère chrétien orthodoxe de Dadivank, des centaines de fidèles des environs ont afflué pour une ultime prière dans ce lieu vieux de 800 ans. Par dépit, certains habitants ont mis le feu à leur maison avant de partir, pour éviter qu'elle ne tombe entre les mains de futurs occupants azéris. Des bâtiments publics ont également été incendiés.

Un accord de paix très contesté en Arménie

Depuis le début des années 1990 et l'effondrement du bloc soviétique, l'Arménie et l'Azerbaïdjan se disputent le Haut-Karabakh, qui est aussi désigné sous le nom de République d'Artsakh par les séparatistes arméniens. Cette région montagneuse peuplée d'Arméniens depuis des siècles a proclamé son (...)

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