Après la chronique d’Alexandra Pizzagali dans Télématin sur l’attentat de Nice, France TV s’excuse

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Capture d’écran France 2

Capture d’écran France 2

L’humoriste Alexandra Pizzagali lors de sa chronique sur l’attentat de Nice, le 5 septembre 2022 dans Télématin sur France 2

ATTENTAT DE NICE - Des regrets et des excuses. Le groupe France Télévisions a réagi dans l’après-midi de ce lundi 5 septembre dans les colonnes de Var Matin, après qu’une « carte blanche » de l’humoriste Alexandra Pizzagali sur l’attentat de Nice dans Télématin ait « heurté de nombreux téléspectateurs » parmi lesquels l’élu niçois Christian Estrosi.

« Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, aucun effort de fait pour la prononciation de son nom, en même temps, en a-t-il fallu pour respecter le Code de la route, je ne crois pas », commençait ainsi Alexandra Pizzagali pour sa première chronique à l’antenne sur France 2, peu avant 8h. Avant de poursuivre sur une sorte de portrait de l’auteur de l’attentat de Nice, qui a fait 86 morts le 14 juillet 2016, et qu’elle décrit notamment comme un « amateur de salsa et de musculation (...) [qui] ressemble beaucoup à son homme idéal ».

Souci de prompteur et coupure pub

Perturbée au début par un souci de prompteur, la chronique de près de 5 minutes a ensuite été interrompue par une coupure pub « programmée à la minute près et envoyée avant » qu’elle n’ait pu finir sa carte blanche, a depuis réagi Alexandra Pizzagali sur son compte Instagram dans la matinée.

C’est donc après la publicité que l’humoriste termine son intervention avec un message « sur un ton nettement plus premier degré en [s’]adressant aux victimes, à leurs familles, à leurs proches aux Niçois. On pense à vous, on est avec vous corps et âme, on l’était en 2016, on le sera tout au long de ce procès. »

Mais ces mots n’auront pas suffi à justifier le choix malheureux de faire d’un drame récent « une chronique à vocation humoristique ». Var Matin avance d’ailleurs que certains journalistes de la rédaction de France 2 avaient « émis des réserves » quant au sujet de cette carte blanche et demandé à Alexandra Pizzagali de « revoir sa copie ». « Zéro censure », commente pour sa part l’humoriste, qui évoque des « équipes de Télématin au top de la bienveillance. »

Dans une série de tweets postés en début d’après-midi, le maire de Nice Christian Estrosi a « déploré l’initiative individuelle d’une humoriste qui a choisi le sujet de l’attentat de Nice pour une chronique extrêmement malheureuse qui tranche avec l’humanité avec laquelle France Télé, depuis plusieurs jours, a traité l’ouverture du procès ».

France Télévision exprime sa solidarité avec les victimes

« Je veux dire notre souffrance collective et mes pensées pour les victimes dont les cicatrices sont déjà rouvertes par le procès qui débute aujourd’hui », poursuit-il, attendant du « grand service public (...) d’accompagner avec respect et humanité les victimes et leurs familles ».

Quelques heures plus tard, France Télévisions et les équipes de Télématin assurent « regretter qu’une chronique à vocation humoristique ait heurté à juste titre de nombreux téléspectateurs ». « Nous présentons nos excuses et exprimons notre solidarité avec les victimes de l’attentat de Nice et leurs proches », écrivent-ils.

Le replay de l’édition de Télématin de ce lundi 5 septembre, qui s’était d’ailleurs ouvert sur une séquence sur « la reconstruction difficile pour les victimes » de l’attentat de Nice n’est pour l’heure pas disponible sur le site de France Télévisions.

À voir également sur Le HuffPost : Au procès de l’attentat de Nice, le retour d’une salle d’audience hors norme

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