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Après la censure du Conseil constitutionnel sur la loi immigration, la gauche appelle à ce que le texte soit retiré

Les députés de la NUPES après l’adoption de la loi immigration en décembre dernier.
LUDOVIC MARIN / AFP Les députés de la NUPES après l’adoption de la loi immigration en décembre dernier.

POLITIQUE - Un soulagement de courte durée. Malgré la décision du Conseil constitutionnel de ce 25 janvier de censurer près de la moitié de la loi immigration, plusieurs politiques de gauche se sont réjouis de cette décision écartant des mesures dures et controversées portées par la droite. Tout en appelant dans la foulée à retirer le texte.

Loi immigration : le Conseil constitutionnel censure près de la moitié du texte voté par le Parlement

Deux heures après la publication de la décision du Conseil constitutionnel, l’entourage d’Emmanuel Macron a fait savoir qu’il demandait à Gérald Darmanin d’appliquer la loi « dans les meilleurs délais ».

« Délires racistes »

Dans un communiqué, les députés du PS ont salué une décision qui « épargne des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants étrangers et de Français d’origine étrangère qui auraient vu leur vie être heurtée par la mise en œuvre de cette loi de la honte ». Ils y voient « une lourde sanction contre la faute politique et morale du gouvernement et de sa majorité qui se sont alignés sur les positions idéologiques historiques de l’extrême droite » mais qui ne « blanchit pas les macronistes ».

Cependant les élus socialistes estiment que la censure « reste très imparfaite ». La majorité des articles ont été censurés au motif qu’ils sont des « cavaliers législatifs », c’est-à-dire des dispositions qui n’ont pas de rapport avec le texte. Les Sages ne se prononcent donc pas sur le fond de la conformité de ces mesures avec la Constitution.

La décision « laisse donc le champ ouvert pour que les mêmes forces de droite et d’extrême droite réclament un nouveau texte » déplorent les députés qui appellent le président à mettre « fin à ce naufrage républicain en retirant cette loi ».

Marine Tondelier a également salué sur X : « Une véritable leçon d’État de droit envoyée par le Conseil » à Emmanuel Macron et à son gouvernement. Mais d’après la chef des Écologistes, « il reste des mesures abominables, comme l’article 44 concernant les enfants étrangers qui va les priver de l’aide sociale à l’enfance ». Elle promet qu’elle continuera de lutter pour que la loi ne soit pas promulguée.

D’après Manuel Bompard, le Conseil constitutionnel a rappelé que « les pires délires racistes de Macron et Le Pen sont contraires à nos principes républicains. » Le coordinateur national de LFI considère que la loi est désormais « totalement amputée », qu’elle n’a « aucune légitimité » ce qui justifie selon lui son retrait.

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