Après une “campagne trouble”, les Malgaches aux urnes pour choisir leur prochain président

“Aux urnes, citoyens !” s’exclame Midi Madagasikara sur sa une ce jeudi 16 novembre.

Les 11 millions d’électeurs votent depuis quelques heures pour choisir leur prochain président. “Un événement politique sans précédent dans l’histoire du pays”, estime le journal malgache quelques pages plus loin, en raison d’une “série de situations exceptionnelles, révélant des fissures profondes dans le processus démocratique”.

Avec, en tête de ces particularités, le fait que la grande majorité des candidats boycottent l’élection. “Ils sont en principe 13 candidats à s’aligner aujourd’hui”, explique ainsi le quotidien burkinabè L’Observateur Paalga, mais “en principe seulement, car 10 candidats au fauteuil suprême, parmi lesquels l’ancien président Marc Ravalomanana, ont appelé à tourner le dos au scrutin”.
Il faut dire que la campagne a été particulièrement trouble. C’est donc, pour L’Express de Madagascar, “tant bien que mal” que le premier tour de cette élection a lieu, “au milieu d’une conjoncture dominée par les querelles politiques.”

Pour rappel, une partie de l’opposition a dénoncé des irrégularités dans l’organisation du vote ; une polémique a aussi éclaté au sujet de la binationalité du sortant, Andry Rajoelina, laquelle a rythmé ces derniers mois.

La question de l’abstention

Il y a d’abord la Commission électorale nationale indépendante (Ceni), qui joue une partie de sa crédibilité sur ce vote. Très contestée pendant la période qui a précédé le scrutin, la Ceni “est attendue au tournant”, souligne L’Express de Madagascar, et même, “elle n’a pas le droit à l’erreur”, car “la moindre peccadille sera exacerbée par les détracteurs du processus”.

Et puis, comme plusieurs journaux le rappellent, il y a la question de la participation. Nombre des candidats d’opposition ayant appelé à l’abstention, le quotidien burkinabè Le Pays juge qu’une mobilisation massive des électeurs “serait une victoire d’étape pour le candidat du pouvoir”, alors qu’à l’inverse une faible participation “représenterait pour Rajoelina un véritable camouflet, après avoir préféré avancer tête baissée face aux récriminations de ses adversaires politiques”.

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