Après avoir ouvert ses panneaux solaires, le télescope spatial James-Webb vient de dépasser la Lune

·2 min de lecture

Après son lancement réussi le 25 décembre 2021, l'instrument a réussi les premières étapes de son lent déploiement dans l'espace. Mais l'aventure du James-Webb ne fait que commencer...

Depuis son lancement par , le télescope spatial James-Webb poursuit sa trajectoire impeccable. Il a franchi dans la nuit du 27 ou 28 décembre 2021 l’orbite de la Lune et se trouve désormais à près de 500.000 km de la Terre. Au fil de sa progression, l’instrument se déploie et affine sa trajectoire, en autant d’étapes décisives.

Un mélange d’hydrazine et de peroxyde d'azote

La première, 33 minutes après sa séparation d’avec le lanceur, a consisté à ouvrir les panneaux solaires de 6 m de long, pour une puissance de 2000W. Sitôt le déploiement effectué, les opérateurs au sol ont constaté que la batterie du télescope se remplissait, preuve qu’il est désormais doté d’une source d’énergie autonome.

12h30 après le lancement, le télescope a effectué une première correction de trajectoire, indispensable pour ne pas rater sa mise en place au point de Lagrange malgré la remarquable impulsion donnée par la fusée Ariane 5. Le télescope ne pouvant pas se retourner afin de freiner, le lanceur ne lui a en effet pas tout à fait communiqué la vitesse nécessaire pour arriver à destination. Le JWST a donc mis en route son propre réacteur, le SCAT (Secondary Combustion Augmented Thrusters) fonctionnant avec un mélange d’hydrazine et de peroxyde d’azote, afin d’accroître sa vitesse et corriger légèrement son cap. Cette séquence a duré 65 minutes et s’est parfaitement déroulée.

24 h après le lancement, il a déployé l’antenne grand gain de 60 cm de diamètre. Elle sera utilisée pour transmettre 28,6 Gbytes (28 Gigaoctets) de données scientifiques vers la Terre, deux fois par jour. Là encore tout s’est bien passé et les opérateurs ont pu vérifier que l’antenne fonctionnait correctement.

60 h après le lancement - c'est-à-dire dans la nuit du lundi 27 au mardi 28 décembre -, une deuxième correction de trajectoire a eu lieu. Cette fois l’allumage du réacteur n’a duré que 9 minutes et 27 secondes. L’étape suivante, qui devrait intervenir dans les prochaines heures, consistera à commencer le dépl[...]

Lire la suite sur sciencesetavenir.fr

A lire aussi

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles