Après 2 mois d'éruption aux Canaries, le volcan Cumbre vieja est-il en train de se calmer?

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Les coulées de lave s'échappant du Cumbre Vieja, le 17 novembre 2021  - BFMTV
Les coulées de lave s'échappant du Cumbre Vieja, le 17 novembre 2021 - BFMTV

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Interminable. Débutée le 19 septembre dernier, l'éruption du Cumbre vieja, volcan situé sur l'île de La Palma dans les Canaries, se poursuit encore et encore. Ce mercredi aux premières heures de la journée, d'impressionnantes coulées de lave rejoignant la mer étaient encore visibles. La superficie touchée est désormais supérieur à celle de la "grande éruption" de 1949, indique le quotidien espagnol El Mundo.

Pourtant, plusieurs indices laissent penser à une baisse de régime du volcan, explique à BFMTV Édouard Kaminski, volcanologue à l’Institut de physique du globe, .

"Depuis environ une semaine on note des signes de ralentissement qui sont notamment un nombre de séismes produits par l’éruption environ divisé par trois et un léger dégonflement du sol qui pourrait montrer que les réservoirs magmatiques commencent à se vider", assure le spécialiste, soulignant qu'il existe en réalité deux types de séismes liés à l'activité volcanique.

Les premiers, "les petits", "sont le signe de l’activité et de la lave qui circule dans les roches". "Ils augmentent quand il est actif". "Mais quand le magma se vide", il peut y en avoir d'autres "plus gros, signes de la fermeture du système".

Des "récoltes impossibles" pendant des années

Quasiment deux mois après ses débuts, l'éruption continue du volcan a causé de nombreux dommages, en premier lieu sur la géographie des lieux.

"C’est une île qui grandit par le volcanisme, comme elle l’a toujours fait", reprend encore Édouard Kaminski. Ces dernières heures, c'est une plage entière qui a été engloutie par la lave. "Ça ne devrait pas changer les conditions d’habitation, mais il y aura un effet socio-économique avec des récoltes impossibles durant des années", précise le volcanologue.

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Quant à savoir quand l'éruption va finalement prendre fin, les prévisions sont presque impossibles.

"Pour ce volcan-là, on pense que le maximum a été trois mois, mais pour des volcans islandais, on peut avoir des éruptions qui ont dépassé l’année", conclut-il.

Article original publié sur BFMTV.com

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