Après les élections législatives, la Suède ingouvernable ?

Le grand bouleversement de l’échiquier politique suédois n’a pas eu lieu… en tout cas pas encore. Les résultats préliminaires des législatives de dimanche ne permettent pas de distinguer de vainqueur. Malgré les appels à la démission de l’alliance de centre droit, le Premier ministre social-démocrate, Stefan Löfven, garde son poste jusqu’à la formation d’un nouveau gouvernement, voire pour les quatre prochaines années s’il y parvient. Les Démocrates de Suède (SD, extrême droite) ne sont pas devenus le deuxième parti du pays, comme une majorité de sondages le prédisaient. Ils restent troisièmes, 11 points derrière les sociaux-démocrates arrivés en tête. Le bloc traditionnel de la coalition «rouge-verte» - sociaux-démocrates, Verts et Parti de gauche - est donc donné premier, avec une avance de 0,4 % devant l’alliance de centre droit composée des Modérés (conservateur), libéraux, centristes et chrétiens-démocrates. Un score très serré d’autant plus que le décompte des votes des Suédois de l’étranger pourrait changer la donne.

Ces élections marquent le début d’un long processus, probablement assez douloureux pour le pays. Idéalement, dans un système d’alliances, le bloc de partis qui obtient la majorité des voix forme un gouvernement. Mais quand ce n’est pas le cas, le bloc qui recueille le plus de voix peut former un gouvernement minoritaire. Cette fois-ci cependant, non seulement l’écart entre les deux blocs est trop faible, mais la performance des SD pourrait leur donner un rôle important. Autre point technique de taille : pour former un gouvernement en Suède, il n’est pas nécessaire de recevoir le soutien de la majorité au Parlement. Il suffit que ce dernier ne vote pas contre la proposition de gouvernement.



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