Ce que nous apprend l’analyse génétique d’un homme enseveli à Pompéi

Après huit siècles de sommeil, le Vésuve entre en éruption en pleine journée du 24 octobre de l’an 79. La nuée ardente qui en est sortie a enseveli et détruit Pompéi, ville romaine du sud-ouest de l’Italie, ainsi que les villes voisines causant plusieurs milliers de victimes. Parmi les corps que l’on retrouve de nos jours, deux squelettes ont fait l’objet d’une étude : un homme d’une trentaine d’années et une femme de plus de 50 ans. Ces deux derniers ont été retrouvés dans la salle à manger d’une maison, la Casa del Fabbro, et leurs positions laissent penser que leur mort, par le nuage de cendres volcaniques à haute température, a été instantanée.

La distance entre Pompéi et le Vésuve est de 10 kilomètres. L'éruption toucha les villes voisines et dura deux jours, engendrant des milliers de morts. © SINAnet ISPRA – Dem75 (QGIS 3.22 « Biatowieza »), https://www.qgis.org/it/site
La distance entre Pompéi et le Vésuve est de 10 kilomètres. L'éruption toucha les villes voisines et dura deux jours, engendrant des milliers de morts. © SINAnet ISPRA – Dem75 (QGIS 3.22 « Biatowieza »), https://www.qgis.org/it/site

Étudier des restes à Pompéi n’est pas si facile : l’ensevelissement des corps par le nuage de cendres a exposé les victimes à des températures extrêmement élevées, ce qui a pu détruire les matériels osseux et génétiques, et donc diminuer la quantité et la qualité de l’ADN. Cependant, si les restes n’ont pas été détruits lors du désastre, le dépôt de la cendre volcanique a plutôt joué le rôle de conservateur en protégeant les corps de l’oxygène par exemple, empêchant l’ADN de se dégrader.

L’ADN révèle des origines méditerranéennes

Sur les deux squelettes retrouvés dans la Casa del Fabbro, seul l’ADN de l’homme a été suffisamment préservé pour pouvoir effectuer un séquençage entier. Gabriele Scorrano et ses collègues se sont occupés de l’étude et expliquent, dans la revue Scientific Reports, que le génome du Pompéien est très proche des populations actuelles de la Méditerranée et du Proche-Orient, comme les Grecs, les Maltais, les Chypriotes et les Turcs. Cette ressemblance révèle la présence d’une importante diversité génétique pendant la période de l’an 79. À cela s’ajoute une petite...

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