Une appli de rencontres propose de payer les amendes liées au burkini, Darmanin saisit la justice

Capture d'écran de l'appli Muzz - BFMTV
Capture d'écran de l'appli Muzz - BFMTV

Un coup de pub aux allures de scandale. L'application de rencontres entre personnes de confession musulmane Muzz propose de rembourser les amendes des femmes qui portent le burkini, révèle Le Figaro. La réponse de l'exécutif ne s'est pas fait attendre.

"Nous ne laisserons pas des organisations communautaristes structurer des dérives séparatistes au sein de notre République. Je signale ces agissements à la justice", a tweeté ce mercredi après-midi Gérald Darmanin, le ministre de l'Intérieur.

"Allez nager tranquillement"

Ce site, basé au Royaume-Uni, annonce la couleur dès la page d'accueil de l'application.

"Sœurs musulmanes, il fait chaud dehors, allez nager tranquillement. Ne vous inquiétez pas, Muzz vous remboursera si vous êtes verbalisées pour port de burkini", peut-on lire sur le site de rencontres confessionnelles, qui revendique "plusieurs centaines de milliers d'utilisateurs en France".

Pour bénéficier de ce dispositif, Muzz indique le mode d'emploi à suivre demandant aux personnes intéressées, à savoir l'envoi d'"un document officiel issu d’une entité gouvernementale, attestant de l’amende et incluant votre nom et adresse" ainsi qu'une "attestation officielle de votre banque indiquant que vous avez déjà payé l'amende".

Le Conseil d'État a interdit le port du burkini dans les piscines municipales

Ces actions pourraient aller l'encontre de l'article 40 de la loi de 1881 qui "interdit d'annoncer publiquement la prise en charge financière des amendes".

Cette affaire fait écho à la polémique à Grenoble. Le nouveau règlement des piscines de la ville dirigée par Éric Piolle a autorisé l'usage de maillots de bain de type burkini fin mai. Suite à la suspension par le tribunal administratif de la ville, la commune a déposé un recours devant le Conseil d'État. Ce dernier a finalement fermé la porte aux burkinis dans les piscines municipales et Grenoble a donc dû faire marche arrière.

La décision avait été saluée à l'époque sur Twitter par le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Article original publié sur BFMTV.com

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