Bruxelles accuse Apple de position dominante pour le paiement sans contact

Ce lundi 2 mai, la Commission européenne accuse le géant américain de bloquer la concurrence en imposant son service Apple Pay aux détenteurs d'iPhone. Un abus de position dominante selon la commission.

Les utilisateurs de téléphones mobiles étiquetés Apple s'en sont rendus compte : il est impossible d'installer d'autres applications qu'Apple Pay pour payer sans contact dans les commerces. Lancé en 2014, ce service permet aux détenteurs d'appareils de la marque à la pomme de réaliser des paiements dans les magasins en approchant simplement leur appareil des terminaux utilisés pour les cartes de crédit.

Pour la Commission européenne, gardienne de la concurrence au sein de l'Union, il s'agit d'un abus de position dominante. Elle a fait connaître par écrit ses griefs à Apple après une enquête ouverte il y a bientôt deux ans, suite à plusieurs plaintes de banques européennes.

Apple a bien restreint l'accès à la technologie nécessaire pour développer d'autres solutions de portefeuilles mobiles, note la commissaire à la Concurrence, selon qui Apple a construit un écosystème fermé, impénétrable pour quiconque souhaiterait s'immiscer et faire concurrence aux solutions imposées par le groupe américain. De son côté, Apple justifie les restrictions d'accès par son souci d'assurer la sécurité pour ses clients.

Aucune date n'est encore fixée pour la poursuite de l'enquête, mais si Apple est reconnu coupable, elle devra changer ses pratiques. Sinon, l'entreprise s'exposera à des amendes pouvant atteindre 10% de son chiffre d'affaires annuel.

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