Après les législatives, les appels à la démission d'Élisabeth Borne se multiplient

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Les résultats du second tour sont un désaveu pour Emmanuel Macron. Sa cheffe de gouvernement, élue de justesse dans le Calvados, pourrait en faire les frais.

POLITIQUE - Élisabeth Borne en sursis. Si traditionnellement un chef du gouvernement présente sa démission au lendemain d’élections législatives remportées (pour être aussi réinvesti), c’est une autre question qui se pose ce lundi 20 juin. Quel sera l’avenir de la Première ministre? Elle doit quitter ses fonctions, répondent les oppositions qui sortent renforcées de ce second tour.

Avec 246 députés, la coalition présidentielle Ensemble se voit privée de la majorité absolue. Il n’en faut pas plus pour que la “légitimité” de la cheffe du gouvernement soit remise en question. “Je crois que ce serait la logique politique du résultat des élections”, estime Manuel Bompard, nouveau député des Bouches-du-Rhône sur BFMTV. “Madame Borne devrait partir. Le premier résultat de l’élection législative d’hier c’est que le gouvernement tel qu’il a été constitué ne peut pas continuer à gouverner comme si de rien n’était et qu’on n’avait pas entendu le signal des électrices et des électeurs”, estime ce proche de Jean-Luc Mélenchon.

Son collègue insoumis Alexis Corbière abonde: “Madame Borne a été envoyée au carton. Elle doit partir, elle n’a plus l’autorité nécessaire pour être Première ministre. Son sort est scellé.”

Sur TF1 dimanche soir, la maire LR du VIIe arrondissement de Paris Rachida Dati avait jugé qu’Emmanuel Macron devrait “tirer les conséquences” des résultats. “Et changer de Premier ministre”, ajoutait l’ex-ministre.

Au RN, parti qui a créé la surprise en faisant entrer 89 députés dans l’hémicycle, l’appel à la démission est moins virulent. ”Élisabeth Borne ou une autre, ça reviendra à peu près au même”, a déclaré Marine Le Pen depuis son fief d’Hénin-Beaumont. L’un de ses lieutenants Louis Aliot estime lui sur BFMTV qu’il sera “difficile” pour Élisabeth Borne de gouverner, en l’état.

Remaniement à venir, le cas de Borne “pas évoqué” à ce stade

Sur ce point, le gouvernement n’a pas d’autre choix que de jouer la carte de l’honnêteté. Avec une Assemblée nationale aussi divisée, ”ça va être compliqué” de gouverner, reconnaît la porte-parole Olivia Grégoire sur France Inter. “On nous trouvera toujours pour essayer de convaincre les modérés qui sont aussi présents dans ce parlement - peu nombreux - de nous suivre”, assure-t-elle, assurant que le gouvernement piochera “là où il faudra”, du côté de “celles et ceux qui veulent faire avancer le pays”.

En revanche, l’avenir d’Élisabeth Borne (qui aurait été scellé en cas de défaite dans le Calvados) n’a pour l’instant pas été évoqué, à en croire Olivia Grégoire. ”Élisabeth Borne est réélue. Elle a douze membres de son gouvernement réélu. Au moment où je vous parle, la question ne s’est pas posée. On verra dans les prochaines heures”, précise Olivia Grégoire.

Et si elle reconnaît que “le score est faible” - la Première ministre l’a emporté de justesse avec 52% des suffrages dans le Calvados -, la porte-parole du gouvernement assure que “ce qui compte, c’est que la Première ministre, dans un moment extrêmement difficile, soit élue. Ce n’est pas le cas de beaucoup d’autres - notamment Jean-Luc Mélenchon - pas allés aux urnes”, tacle-t-elle.

Si le sort de la cheffe du gouvernement reste incertain à ce stade, ce n’est pas le cas pour trois de ses ministres. Justine Bénin, secrétaire d’État chargée de la mer, Brigitte Bourguignon, ministre de la Santé et Amélie de Montchalin, ministre de la Transition écologique, ont toutes été battues dans les urnes. Suivant la consigne fixée par Emmanuel Macron, elles devront donc démissionner. Selon Olivia Grégoire, un remaniement devrait intervenir rapidement - “dans les prochains jours” anticipe-t-elle - “compte tenu de l’urgence à agir et de la détermination du président de la République.”

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Cet article a été initialement publié sur Le HuffPost et a été actualisé.

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