Appel contre l'islamophobie : LFI en plein trouble

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L'appel à manifester dimanche 10 novembre contre l'islamophobie a provoqué le malaise au sein de la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon, lui, persiste et signe.

"On fait avec ce qu'on a." On a connu Jean-Luc Mélenchon plus enthousiaste. Dans un long post publié jeudi 7 novembre sur son blog, le leader de La France insoumise réaffirme son soutien à l'appel à manifester contre l'islamophobie dimanche 10 novembre. Le même jour, le député LFI de Seine-Saint-Denis Éric Coquerel défend, dans une tribune parue sur le site de Libération, sa participation au même défilé.  

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En résumé, après la mise en cause par un élu du Rassemblement national d'une mère voilée accompagnant une sortie scolaire au Conseil régional de Bourgogne-Franche-Comté et l'attentat contre la mosquée de Bayonne, pour une partie des cadres Insoumis, il fallait réagir. Or, "en dehors de cette initiative, dont nous avons été informés par Arié Halimi de la LDH, il n'y avait rien. Aucune initiative, aucune proposition. Aucun geste", déplore Jean-Luc Mélenchon. 

Doutes et contradictions

Avec leurs textes, ces deux figures de proue du parti tentent de mettre un terme au trouble qui, depuis quelques jours, a saisi LFI, comme une bonne partie de la gauche. Motif : la présence, parmi les signataires de l'appel, d'organisations soupçonnées de liens avec l'islam politique et de prédicateurs salafistes, aux propos jugés insupportables à l'égard des femmes. Autre raison du malaise, l'utilisation même du terme "islamophobie", contesté dans le passé par Jean-Luc Mélenchon lui-même qui revendiquait "le droit de ne pas aimer" une religion, quelle qu'elle soit. 

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Fin août, déjà, lors de l'université d'été du mouvement à Toulouse, une polémique avait opposé certains militants au philosophe Henri Peña-Ruiz, coupable à leurs yeux d'avoir réclamé "un droit à l'islamophobie". Taxé de racisme, l'intellectuel s'était défendu en rappelant à tous sa phrase initiale :"Il n'est pas raciste de s'en prendre à une relig...Lire la suite sur L'Express.fr

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