Apologie du terrorisme : des peines de prison ferme

Un homme de 31 ans qui, ivre, avait insulté des policiers, promis de les "fumer à la kalachnikov" et cautionné l'un des meurtres de policiers des frères Kouachi a été condamné lundi à Paris à dix mois de prison.                

Les faits remontent à dimanche quand cet homme né à Tunis, jamais condamné auparavant, se présente ivre dans un commissariat parisien, affirmant avoir été victime d'une agression, mais refusant les soins qui lui sont proposés.                

"Sales Africains, Allah Akbar, je nique la France, les Arabes sont là", lance-t-il aux policiers. Il ajoute, en désignant l'arme de l'un d'eux: "ça c'est pas bon, kalachnikov meilleure, je vais vous fumer à la kalachnikov".                

"C'est bon, chef", ajoute-t-il en écho aux derniers mots d'Ahmed Merabet, brigadier en poste à la brigade VTT du commissariat du XIe, tué par l'un des frères Kouachi après l'attaque de Charlie Hebdo. "C'est bien fait pour sa gueule", poursuit-il.               

Jugé en comparution immédiate, il a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris à dix mois d'emprisonnement -sans mandat de dépôt- pour "apologie d'acte de terrorisme", "outrage" et "rébellion".

D'autres condamnations

Carte des condamnations

Au moins 6 condamnations à de la prison ferme, pour apologie du terrorisme, ont été prononcées hier en comparution immédiate notamment dans les tribunaux d'Orléans, de Reims, Paris ou Toulon. A Valenciennes, un homme a pris 4 ans de prison pour avoir menacé verbalement des policiers d'être "les prochains sur la liste...". A Toulouse, ce sont trois hommes qui ont été condamnés et emprisonnés dans la foulée pour avoir clamé sur la voie publique leur solidarité avec les terroristes qui ont tué 17 personnes.

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