Apnée du sommeil : un médicament autorisé pour lutter contre la somnolence diurne excessive

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Déjà utilisé pour traiter la somnolence diurne de la narcolepsie, un trouble rare du sommeil caractérisé par des endormissements incontrôlables, le pitolisant (Ozawade) vient d’obtenir le feu vert de l’Agence européenne du médicament contre la somnolence diurne excessive dans l’apnée du sommeil.

Du nouveau dans la prise en charge des personnes souffrant de somnolence diurne en lien avec l’apnée du sommeil. Après le feu vert de l'agence européenne en 2020 donné au solriamfetol (Sinosi, laboratoire Jazz Pharmaceuticals), c'est au tour du pitolisant (Ozawade, laboratoire Bioprojet) de disposer d'une autorisation de mise sur le marché européen dans . L'arrivée de ces deux molécules, aux mécanismes d'action très différents et appartenant à des classes pharmacologiques distinctes (voir encadré), est en effet une bonne nouvelle pour le milliard de personnes dans le monde (environ deux millions en France) qui souffrent du syndrome d’apnées du sommeil obstructives (SAOS) et sont atteintes de SDE.

Des pauses respiratoires nocturnes handicapantes

C'est désormais bien connu, les journées des apnéiques sont bien plus pénibles que leurs nuits, ces moments rythmés par des micro-réveils répétés. Ces derniers sont en effet dus à la survenue de pauses respiratoires nocturnes de durée variable (10 à 30 secondes ou plus), se produisant au moins 5 fois par heure de sommeil et jusqu’à une centaine de fois par nuit. La cause : des obstructions répétées, complètes ou partielles, des voies respiratoires de l'arrière-gorge survenant au cours du sommeil. Conséquences durant les journées qui succèdent à ces nuits mal oxygénées : cette fameuse somnolence, source de fatigue et souvent de dépression.

Un tableau fréquent quand les traitements aujourd'hui proposés - soit en pratique le port d’orthèses mandibulaires ou la Pression Positive Continue (PPC), le port nocturne d’un masque administrant de l’oxygène - échouent (10% des cas). Ou bien encore quand le traitement est abandonné car mal supporté par le patient. Une très vaste étude française a d’ailleurs montré que près d'un patient sur deux abandonnait son traitement après trois ans.

Une molécule initialement commercialisée sous le nom de Wakix

C’est donc bien dans ces deux situations (échec des traitements de PPC ou bien leur aban[...]

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